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Voies de bus

01/03/2003 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par D.R.

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Vers la mise en place de nouvelles infrastructures. Si l'apparition des premières voies de bus au mois de septembre a fait couler beaucoup d'encre, Dijon - à  l'instar de Strasbourg - devrait voir apparaà®tre de nouvelles infrastructures permettant une meilleure circulation, parmi lesquelles des panneaux signalétiques et l'installation de parkings relais.

Voies de bus
Ici, place Saint-Bernard, des automobilistes respectueux des voies de bus

Et dire que Dijon était une ville où l’on circulait si bien ! Elles nous gâchent la vie…! » Combien de fois avons-nous entendu ce commentaire agacé de Dijonnais évoquant les récentes voies de bus ? Ces dernières ont été inaugurées le 16 septembre 2002, et le moins que l’on puisse dire est que leur mise en place ne fut pas très populaire auprès des automobilistes. Pourtant, cinq mois après leur création, même leurs plus farouches détracteurs semblent ne plus se manifester. Chez les commerçants du centre ville, on ne constate ni changement dans le comportement de la clientèle, ni diminution du chiffre d’affaires. Certes, il y a toujours des embouteillages aux heures de pointe, mais chacun admet que cela ne pouvait plus durer. Mille véhicules de plus entraient chaque année dans la Cité des Ducs, laquelle était sur la voie de l’asphyxie urbaine. Comme le dit Daniel Exartier, président de la CGPME (Commerces du centre ville), « on ne peut pas être contre, car c’est la loi. ». Le fait est que tout cela était inscrit noir sur blanc dans le Plan de Déplacement Urbain (PDU) signé entre la ville, l’Etat et la Communauté de d’Agglomération Dijonnaise ( COMADI). L’objectif était de développer des modes de transport alternatifs à la voiture particulière. En un semestre, les habitudes des automobilistes ont déjà évolué. Comme le souhaitait la municipalité, ces derniers sont de moins en moins nombreux à emprunter l’avenue Jean-Jaurès où s’engouffraient dix-huit mille quatre cents véhicules par jour contre douze mille cinq cents aujourd’hui. Beaucoup lui préfèrent le boulevard Palissy, parallèle à cette artère pénétrante du sud de Dijon. Du côté de la STRD, les premiers effets se font également sentir. On constate une plus grande régularité sur les lignes concernées et, surtout, un gain de temps qui peut aller jusqu’à 7 minutes sur les lignes 23 et 24, suivant les heures de la journée. Ainsi que le confie un chauffeur de bus, « nous devons maintenant prendre notre temps pour éviter d’être en avance aux arrêts ! » Emmanuel Collin, chargé de la communication à la STRD, avoue quant à lui être agréablement surpris de la discipline des Dijonnais. « A quelques exceptions près, ils respectent les voies réservées. On constate aussi moins de stress chez nos agents de conduite. » Chez les autres utilisateurs des voies de bus, on semble plutôt satisfait. Les plus fragiles d’entre eux – les cyclistes – ne boudent pas leur plaisir. Malgré leur différence de taille avec le maître des lieux, ils ne déplorent à ce jour aucun accident. Et quand, évoquant les cyclistes, certains parlent de « rigolade » et soulignent leur absence remarquée sur ces allées qui leur sont pourtant destinées, Michel Petit, le président d’Ensemble à Vélo dans l’Agglomération Dijonnaise répond« qu’il faut laisser le temps aux habitués de la petite reine de s’approprier le macadam dijonnais. »
Le premier parking relais
Du côté de la municipalité dijonnaise, on se réjouit des premiers résultats, même si l’on admet que quelques problèmes subsistent, comme l’engorgement du pont de l’Arquebuse, auquel il sera difficile de trouver une solution. Mais comme le rappelle André Gervais, Adjoint au Maire chargé de la circulation, « de nouveaux aménagements sont en cours de réflexion. Les voies de bus ne sont pas une fin en soit. Elles font partie d’un projet global en matière de déplacement urbain. » Des panneaux signalétiques devraient ainsi informer en temps réel les automobilistes des difficultés de circulation dans l’agglomération et proposer des axes à utiliser en priorité. Enfin, de nouvelles voies de bus devraient apparaître, notamment avenue du Drapeau. Mais ce sont surtout les parkings relais qui verront le jour prochainement. Peut-être même dès le début du printemps pour l’entrée sud de Dijon, sur l’axe route de Beaune – avenue Jean-Jaurès. Le principe devrait être celui adopté par la ville de Strasbourg. Un parking payant, gardé, avec pour le conducteur et tous ses passagers des titres de transport aller-retour au centre ville offerts, et bien sûr un arrêt de bus à proximité. Et si l’on s’en réfère à Strasbourg, le coût pour une journée de parking – la durée de celle-ci étant comprise entre 7 heures et 20 heures – et l’utilisation du tramway est de 2€70. L’objectif, on l’aura compris, est d’amener un maximum d’automobilistes à laisser de côté leurs voitures pour entrer en ville, au profit des vélos ou des transports en commun. Enfin, un autre parking relais est également prévu entre Quetigny et Dijon, dans le secteur de Mirande. Une réalisation qui correspondrait aux attentes de beaucoup, à commencer par les détracteurs des voies bus. Pour nombre d’entre eux, « la charrue avait été mise avant les bœufs. Les voies bus sans les parkings relais, cela n’avait a priori aucun sens.» Reste cependant une question : Si nous avions eu les parkings relais avant les voies bus, aurions-nous eu la sagesse de les utiliser ? Pas sûr..



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