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L’aéroport dijonnais … en bout de piste

01/04/2003 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par Dolorès Charles

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Avec la ligne Dijon-Londres supprimée, l'aéroport Dijon-Bourgogne a pris un coup dans l'aile, notamment en terme d'attractivité. Pour faire redécoller l'activité à  bas coà»t, les collectivités locales devront mettre la main à  la poche. Mais pas une ne semble pressée d'investir sur le tarmac…

L'aéroport de Dijon Bourgogne vu du ciel .

L’aéroport Dijon-Bourgogne, un sujet « sensible », selon Michel Bernard, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dijon (CCI), gestionnaire du site. Le ton est donné. Il est vrai que depuis la fermeture de la ligne Dijon-Londres par la compagnie Ryannair et effective depuis le 31 mars dernier, l’aéroport bourguignon subit quelques turbulences. Pour le président de la CCI de Dijon, l’implantation de cette liaison aérienne à bas prix constituait « un atout fort appréciable pour le tourisme et l’économie de la région ».  Au total, depuis son ouverture à l’automne 2001,
32 000 passagers, en majorité britanniques se seront envolés vers Dijon ou Londres. Cette ligne « avait plus que doublé le trafic des passagers commerciaux » explique Didier Martin, adjoint à la mairie de Dijon et chargé du tourisme et du commerce. « Plus 125% ! » Tous s’accordent au moins sur ce point : cet aéroport, malgré son déficit budgétaire, représente un outil de développement essentiel pour la Bourgogne. Quid alors des divergences ? Elles se situent au niveau du portefeuille. Une affaire de gros sous.

« Le Low cost à Dijon,  ce n’est pas la fin d’une belle aventure ! », avançait la CCI quelques jours après la déclaration de Ryannair annonçant son départ de la capitale bourguignonne. Dans un contexte aérien perturbé (liquidation d’Air Lib), la Chambre de Commerce s’est mise immédiatement à la recherche d’une autre compagnie à bas coût. Sa présence est précieuse pour la pérennité de l’aéroport, le dynamisme des liaisons interrégionales régulières, via le hub de Clermont-Ferrand, et des charters apparaissant aujourd’hui déficients. De son côté, Ryannair n’a pas tout à fait lâché Dijon en plein vol. Pour rester, la compagnie irlandaise demande un soutien promotionnel et une contribution financière aux collectivités locales* et à la CCI. Cet argent servirait à financer un renforcement des seuils de piste pour l’accueil de gros porteurs ; une étendue de l’aérogare et des effectifs supplémentaires nécessaires au transport des passagers 7 jours sur 7.

L’issue du conflit : Dole-Tavaux ?

Pour la CCI, « chacun doit prendre ses responsabilités ». Les infrastructures techniques demandées exigent un accroissement des investissements de la part des collectivités. Or, le budget octroyé reste identique à celui annoncé : 228 000 euros pour le fonctionnement et la gestion de l’aéroport en 2003. Le président, Michel Bernard, en appelle aussi à la Direction Générale de l’Aviation Civile présente sur l’aéroport local. La DGAC doit mettre à disposition une partie de son personnel civil (des contrôleurs), « sinon les coûts d’exploitation seront encore plus élevés ».
Autre point de vue au Palais des Ducs envisagée pour Dijon-Bourgogne, en des termes financiers ». Dernière solution des élus de l’agglomération dijonnaise : le regroupement des infrastructures aéroportuaires sur la plate-forme de Dole-Tavaux, à mi- chemin entre Dijon et Besançon. Michel Bernard se dit plutôt favorable à ce regroupement.  Le directeur de l’aéroport, Daniel Lefèvre, l’est également. « Nous activons en ce moment même un audit ». Cette expertise menée sur cet éventuel aéroport Bourgogne-Franche-Comté prendra en compte les aéroports de Lyon, Paris et la complémentarité avec le TGV Rhin-Rhône. Résultats des études à l’automne. Selon Daniel Lefèvre, « cet aéroport inter-régional aurait les faveurs du Palais des Ducs de Bourgogne… ».



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