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DIJON AFFICHE COMPLET

01/05/2003 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par D.R.

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C’est inadmissible, comment voulez-vous exercer correctement votre métier dans ces conditions ? »  Les critiques de ce genre fusent à l’encontre des organisateurs du Congrès national du Parti Socialiste, du 16 au 18 mai prochain. L’agacement est présent chez plusieurs journalistes cherchant désespérément à se loger à Dijon pour couvrir l’événement. L’agacement est aussi palpable chez de nombreux militants. Les plus persévérants se démènent tant bien que mal pour trouver un hébergement aux alentours de la capitale bourguignonne. En effet, alors qu’environ 4000 congressistes sont attendus pour la mi-mai, l’agglomération dijonnaise ne compte qu’à peine plus de 3000 lits d’hôtels. Le calcul est simple : près d’un quart d’entre eux sont contraints de se rabattre sur des hôtels excentrés et ce parfois même jusqu’à Besançon. A cela vient se greffer une course automobile sur le circuit de Dijon-Prenois et son lot d’adeptes, alourdissant encore un peu plus la masse de visiteurs en Côte-d’Or pour ce week-end du 16 mai. Ce déficit de place est-il pour autant imputable aux organisateurs du meeting ? On peut raisonnablement en douter. Selon Patrick  Jacquier, Président du Groupement National des Chaînes Hôtelières en Bourgogne, il convient avant tout de préciser que « c’est une erreur de dire qu’il y a un manque catastrophique de places pour accueillir les participants du congrès ». Certes, il y aura quelques déçus, mais  « le taux  moyen d’occupation des hôtels dijonnais dans l’année  est de 60 % et on ne peut pas construire des établissements juste pour un événement déterminé ». A l’appui de son raisonnement, il cite les deux hôtels spécialement construits à Magny-Cours pour le Grand Prix de France qui, « à part les deux à trois jours de compétition, sont vides le reste de     l’année ». La logique économique est implacable…Par ailleurs, l’attractivité naturelle de Dijon l’a conduite assez tôt à se doter d’installations permettant la réception de certaines vagues touristiques importantes. A ce titre, Patrick  Jacquier précise que « la capacité hôtelière de Dijon est très satisfaisante par rapport aux autres villes de la même proportion, et elle peut se prévaloir de l’existence d’un véritable hôtel quatre     étoiles ». Contrairement à ce que prétendent certains, l’accueil hôtelier réservé par la capitale des Ducs aux congressistes est donc plus que correct pour une ville comme Dijon. Certes, en raison de l’impact de cet événement, quelques militants et journalistes devront dormir en dehors de l’agglomération dijonnaise. C’est, il est vrai, moins pratique que de coucher en centre ville mais plus confortable qu’à « La belle étoile », bien que celle-ci n’ait jamais freiné l’inspiration…    



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