Immobilier à Dijon : le parcours du combattant
01/09/2003 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par Emmanuel Razavi
Globalement, Dijon reste une ville assez chère en matière d’immobilier », reconnaît Muriel Delorieux, co-gérante d’Alliance Immobilier, une agence qu’elle a fondée avec son associée Nathalie Verne il y a trois ans. Et de reprendre : « Les prix de l’immobilier à Dijon ne sont pas tant éloignés de ceux qui sont pratiqués dans de grandes agglomérations telles que Strasbourg ou Lyon ». « Une question d’offre et de demande », explique Nathalie Verne. « Cela est dû au fait que Dijon est une ville peu ouvrière, avec un panel de quartiers qui dans l’ensemble offrent un certain standing, sans compter que la ville est tranquille avec peu d’embouteillages ». On l’aura compris, Dijon est une ville d’un certain standing, et cela se paie, d’autant qu’il devient en effet de plus en plus difficile de s’y loger. Et en ce qui concerne sa proche banlieue « huppée », Fontaine et Talant n’offrent pas d’avantage de facilités, leurs quartiers résidentiels étant largement aussi chers que le centre ville de Dijon. Autre difficulté que rencontre les propriétaires ou les locataires en devenir : le choix de la bonne agence immobilière. En effet, il est important de ne pas se tromper d’adresse. Car il existe aussi des marchands de listes dont le domaine des compétences n’est pas celui d’un agent immobilier. Ce dernier, agréé par la Préfecture, fait en effet office de conseiller et bénéficie souvent d’une plus longue expérience. Son domaine d’intervention est d’ailleurs plus étendu, puisqu’il est autorisé à « gérer » les rapports entre locataires et propriétaires ou assurer l’intermédiation entre acheteurs et vendeurs tout en leur offrant certaines garanties. A savoir que pour ceux qui sont agréés par la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) souscrivent une assurance qui garantit les fonds déposés. La FNAIM, à ce titre, est donc plus « rassurante » pour le consommateur.
Les pièges à éviter
Lorsque l’on cherche un appartement à louer, emplacement et confort sont en général les premiers critères retenus. Mais ainsi que nous l’avons mentionné précédemment, le choix de l’Agence immobilière est également important. En effet, il faut par exemple se méfier de celles qui vont vous demander un acompte sur leur prestation. « Ce qu’un agent agréé par la Préfecture ne fera pas, celui-ci n’étant payé qu’une fois le service rendu », insiste Muriel Delorieux. Par ailleurs, il est interdit de louer des appartements dont les sanitaires, l’installation électrique ou le chauffage ne serait pas aux normes. En d’autres termes, il vaut mieux éviter de louer un appartement avec WC dans la cuisine et installation électrique désuète, ce que l’on trouve encore parfois dans certains vieux hôtels particuliers du centre ville. Dans ce cas précis, sachez que la loi est du côté du consommateur et que le locataire peut exiger des dommages et intérêts. En cas de litige, si vous passez par une agence agréée par la FNAIM, vous pouvez vous informer auprès de celle-ci. Mais les pièges existent aussi pour les propriétaires. Alors pour ceux qui craignent de tomber sur de mauvais payeurs en cas de location, choisir de passer par une agence agréée FNAIM est aussi un moyen de se protéger. En effet, une assurance viendra au secours de celui-ci qui se verra payer ses loyers. Mais attention, cela n’exonère en aucun cas le mauvais payeur de poursuites !
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