Société

Pas de famine à  Dijon après 22 heures…

01/09/2003 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par Simon Lebon

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Tous les Dijonnais ayant des activités tardives savent combien il est parfois difficile de dà®ner après 22 heures la semaine dans la capitale bourguignonne. Les restaurateurs sont souvent à  la pointe des revendications - ouverture d'une terrasse devant leur établissement - mais cette fois-ci, il semblerait que seuls les clients aimeraient voir évoluer cette situation.

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De nombreux restaurateurs se sentent pris entre le marteau et l’enclume.  « Le problème n’est pas que nous ne souhaitons pas servir les clients, mais nos métiers – serveurs, cuisiniers – demandent une amplitude horaire qu’il nous faudrait quintupler. A moins d’augmenter les équipes… » indique Francisco, le patron du restaurant le Simpatico. Les conventions collectives de la restauration autorisent aujourd’hui 39 ou 41 heures de travail par semaine selon la date à laquelle le patron de l’établissement a mis en place les dispositions de la loi de Aubry. « Le personnel arrive deux heures avant le service pour la mise en place, et il repart une heure trente après avoir nettoyé,  ce qui représente déjà un nombre d’heure élevé ».

Un potentiel nocturne trop faible ?

D’autres ont fait le choix de ne pas avoir de salariés, préférant s’adapter chaque soir à la situation en se mettant eux-mêmes en cuisine et au service. « Cela m’a permis d’être plus rentable et plus souple vis-à-vis de ma clientèle. Depuis, je gagne de l’argent et je vais pouvoir intégrer une apprentie serveuse à qui je ferai respecter les horaires » confie Pierrick patron de la Salle à Manger. « Le style de cuisine permet d’accueillir les clients plus tard dans la soirée. Il est plus simple et plus rapide de servir une pizza ou des pâtes après 22 heures plutôt qu’un plat gastronomique » signale Isabelle, qui dirige la Villa Romana. « De nombreux établissements travaillent en famille » indique Ping la patronne du restaurant asiatique le Xuyi. La baisse annoncée de la TVA, de 19,6 % à 5,5 % promise par le gouvernement pour ce secteur d’activité, pourrait (éventuellement…) permettre d’augmenter les salaires et de recruter pour une meilleure flexibilité des horaires.
La demande de ce service tardif provient « d’environ 300 à 400 personnes », souvent de commerçants ou de jeunes actifs, ce qui ne représente pas un potentiel assez important pour que tous les établissements offrent cette possibilité. Mais si la fringale vous guette et que votre frigo crie famine, tentez toujours votre chance : les téléphones sont faits pour ça, et vous trouverez toujours un restaurant prêt à vous accueillir…



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