Sport

Basket : Boisson : «â€‚Un bon recrutement »

01/10/2003 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par Alexis Billebault

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Alors que le championnat de France PRO A vient de reprendre, Yann Boisson, le manager général du club, revient sur le recrutement cosmopolite de la JDA Dijon à  l'intersaison et sur le vrai-faux départ de Morlende.

GDD : En faisant signer deux Géorgiens, Vato et Sakididze, vous partez un peu dans l’inconnu, sachant que la Géorgie est un nain du basket européen…
YB : Il est évident que la Géorgie n’est pas aussi réputée pour son basket comme peuvent l’être la Lituanie et la Russie notamment. Mais je tiens à préciser que nous avons recruté ces deux joueurs non pas en s’intéressant à leurs performances avec leur équipe nationale, mais à ce que nous savions de leur parcours en club. Vato vient d’être sacré champion du Portugal et Sakididze appartient aux Italiens de Benetton Trévise, qui nous l’ont prêté pour un an. Vato est passé par le championnat universitaire américain, sans parvenir à aller en NBA. Je suis de toute façon confiant quant à leur apport, même si Sakididze n’a pas encore 18 ans, et à leur intégration.
GDD : La JDA, en faisant signer le Canadien Barrett, a réussi l’un des plus jolis coups de l’intersaison.
YB : Oui. En fait, c’est lors du tournoi pré olympique américain qui se déroulait au mois d’août que Rowan Barrett, qui brillait avec le Canada a fait savoir qu’il souhaitait venir en France. L’un des agents avec qui je suis en relation régulière m’a alors averti. Au début, je n’y croyais pas vraiment, car je supposais qu’un joueur de cette qualité risquait d’être inaccessible financièrement pour la JDA. Mais comme il n’y avait pas d’indemnité de transfert et que le joueur s’est montré raisonnable sur ses exigences salariales, l’affaire a pu se concrétiser. D’ailleurs, depuis sa signature à Dijon, plusieurs clubs italiens et grecs ont voulu racheter son contrat. J’étais OK, mais pas à moins de 1 million d’€. Depuis, plus de nouvelles (rires).
GDD : Paccelis Morlende qui reste à Dijon, c’est quasiment une recrue supplémentaire…
YB : La NBA n’a pas voulu confirmer son contrat pour cette année. Il est à Dijon et c’est une excellente chose pour le club. C’est un bon joueur, qui, je le pense, va encore progresser. Il a un avenir en équipe de France. Il souhaitait partir, mais pour l’instant, aucune équipe n’a voulu payer le montant du transfert (NDLR : environ 300 000 €). Cela dit, je lui laisse une porte de sortie : si une offre intéressante nous parvient d’ici à la fin des matches aller, soit le 24 janvier, il pourra partir. Et de manière générale, je pense que nous avons fait un bon recrutement.



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