Société

à  poil, comme les rugbymen !

01/01/2004 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par Andrea De Cesaris

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Un calendrier de nu avec comme modèles les représentants locaux d'un secteur d'activité, du déjà  vu en France, me direz-vous ! Mais les « Mà¢les à  bars », en réunissant une bonne partie du monde de la nuit, créent une véritable première sur Dijon et amènent un réel vent de fraà®cheur dans cet univers que l'on dit, ces derniers temps, en pleine crise. Entretien avec l'initiateur du projet, Franck Tarriet, alias Franky, l'un des barmans les plus branchés de la ville, et en tout cas le plus extravagant.

GDD : Comment l’idée de ce calendrier vous est-elle venue ?
FT : Nous connaissons tous   « les Dieux du stade » (NDLR : où les joueurs du club de rugby du Stade Français posent nus), et avons entendu parler de celui des commerçants d’un quartier de Lille. Nous n’avons rien inventé, seulement adapté ce concept au milieu de la nuit dijonnais, avec l’idée de créer une dynamique, de montrer notre univers de manière positive, et mettre en avant ses différents interlocuteurs (discothèques, bars, restaurants) peuvent collaborer ensemble sur une même  opé.
GDD : Ces mannequins d’un jour ont-ils tous accepté d’emblée de poser nu ?
FT : Toutes les modèles qui sont sur le calendrier ont accepté instantanément, et  les  rares refus le furent pour des raisons familiales, principalement des pères de jeunes enfants scolarisés qui ne voulaient pas risquer de les mettre mal à l’aise.
GDD : Certaines photos ont-elles été retouchées ?
FT : Absolument pas, les gens en photos sont tels qu’ils sont au quotidien… mais nus ! On a tout fait pour les mettre à l’aise avec une séance de shooting très intime et ils avaient l’assurance que l’on choisirait les photos ensemble.
GDD :  Quel est l’accueil du public ?
FT : A priori excellent puisque la moitié des 1000 exemplaires ont déjà été vendus. Les gens nous disent qu’ils apprécient son côté qualitatif, sa grande taille, les photos en noir et blanc, le papier glacé.
GDD : Retrouve-t-on sur les photos la personnalité de chacun ?
FT : Je crois que cela est flagrant dans les attitudes de certains, et c’était évidemment volontaire de notre part dans la mise en scène. Par exemple, Mr Campanini en homme d’affaire ou David Manfrédi pour le paint-ball.
GDD : Tout cela vous donne-t-il envie de changer d’orientation professionnelle ?
FT : J’aime ce que je fais et je ne compte pas arrêter mon métier de barman. Mais il est vrai que je souhaite  pouvoir continuer à mettre en place des opérations événementielles. Mais dans le vrai sens du mot, c’est-à-dire véritablement créer l’événement sur Dijon, à l’image de ce qui se passe à Montréal, une ville que je connais assez bien.
GDD : Pourquoi ne pas avoir fait un calendrier mixte ?
FT : Les femmes sont sûrement plus longues à convaincre que les hommes, même dans le milieu de la nuit.  Mais on y pense très sérieusement pour l’an prochain.  

« Les Mâles à bars » : 17 euros. Disponible dans tous les établissements ayant collaborés, et à la maison de la presse du centre Commercial de « La Toison D’or ».



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