Tout savoir (ou presque) sur la JDA…
01/01/2004 | La Gazette de Côte d'Or n° | Par Alexis Billebault

A comme Association
L’association JDA est présidée par Frédéric Gorecki, et regroupe une partie du personnel administratif, des entraîneurs, les espoirs et les apprentis). L’association fonctionne avec un budget annuel de 500 000 €.
B comme… Besoins
« Il nous faudrait un peu plus d’argent pour étoffer l’effectif. Et je ne serais pas contre un agrandissement du palais des Sports, même s’il ne vieillit pas trop mal. Quant à nos conditions d’entraînement, elles sont convenables (NDLR : la JDA s’entraîne au palais et dans des salles comme Boivin ou Epirey).
B comme… Budget
Avec un budget compris entre 3,2 et 3,4 millions d’€ pour la structure professionnelle, la JDA se situe au huitième rang des équipes de Pro A. Le budget comprend 63 % de sponsoring, 27 % de subvention municipale et 10 % de recettes diverses (entrées, buvette). Par contre, le club ne perçoit par un seul euro de droits TV. « C’est la Ligue qui garde tout ». C’est la sociétéde markéting Lancer Franc Comunication qui gère les relations avec les partenaires.
C comme… Capes
Cinq des huit joueurs de l’effectif professionnel sont internationaux : Bruno Hamm, Laurent Bernard et Paccelis Morlende (France), Dimitri Lauwers (Belgique), Rowan Barrett (Canada) et Vakhtang Natsvlishvili (Géorgie).
D comme…Dérivés
La JDA n’a pas de boutique à proprement parler, mais ses supporters peuvent trouver casquettes, chemises, peluches, porte-clés et maillots sur le site Internet du club (www.jdadijon.com). « Les Français n’ont pas le réflexe d’aller acheter des produits dérivés dans les boutiques, hormis dans quelques villes de foot comme Marseille, Lens ou Lyon exemple. Donc, nous n’envisageons pas d’ouvrir un magasin ».
E comme… Entraîneur
Nommé il y a dix mois en remplacement d’Alain Thinet, Nicolas Faure (31 ans),
qui bénéficie d’un contrat de deux ans renouvelable deux ans, est le plus jeune entraîneur de Pro A. Charismatique et décidé, Nicolas Faure, malgré son âge, donne pour l’instant satisfaction à ses dirigeants. L’un des trois hommes forts de la JDA n’intervient pas uniquement dans le domaine sportif. Il anime ponctuellement des conférences de motivation dans des entreprises dijonnaises. « Nicolas, c’est un pari pour l’avenir », insiste Yann Boisson. En sachant qu’un entraîneur est uniquement jugé sur ses résultats…
F comme… Finances
Le club, qui traînait comme un boulet un passif de 2 millions d’€ de fonds propres négatifs, aura complètement apuré ses dettes dans le courant de l’année 2004. « Nous avons été contraints de restructuré le club lentement, en privilégiant l’aspect sportif. C’est pour cela qu’il a été extrêmement difficile pour nous de réaliser des coups sur le marché des transferts notamment ».
J comme…Jeunes
Le centre de formation de la JDA a longtemps été le meilleur de France, les Espoirs parvenant même à s’arroger le titre national à cinq reprises dans les années quatre-vingt dix, sortant des joueurs comme Paccelis Morlende ou Karim Souch, aujourd’hui à Villeurbanne après un passage aux Etats-Unis. Mais le départ de Joël Delaby, alors responsable du centre il y a trois ans a obligé les dirigeants à le restructuré, ce qui suffit à fournir un début d’explication à la baisse des résultats enregistrée depuis. « De plus, plusieurs jeunes sont partis aux Etats-Unis, comme Diawara, et il a été difficile des les remplacer. J’ai confiance, car les résultats vont revenir ». Dix-sept joueurs composent le centre de formation dirigé par Eric Lecerf, également adjoint de Nicolas Faure, et Jean-François Evert.
M comme… Médical
« La JDA est relativement bien structurée au niveau médical ». Un kiné (Eric Chavance), un médecin du sport (Jacky Colin), un ostéopathe (François Rude), un podologue (Alexandre Phuong) et un magnétiseur (Yvon Challes) pour l’équipe professionnelle qui dispose de son préparateur physique (Patrick Renard), un médecin fédéral (Henri Meurdra) pour l’Association et une psychologue pour les Espoirs.
I comme… Incontournable
Yann Boisson, le directeur général depuis 1995, ancien joueur de la JDA mais aussi de Lyon, Villeurbanne, Saint-Etienne et Tours où il a achevé sa carrière, est l’un des piliers du club. Directeur financier, administratif, du personnel, responsable des relations presse, Yann Boisson est également directeur sportif, ce qui fait de lui (avec Michel Renault et Nicolas Faure) l’un des responsables du recrutement. Ses réseaux nationaux internationaux, en un mot son entregent datant de l’époque où il dirigeait une société de placement de joueurs, lui permettent de réaliser quelques coups comme la venue du Canadien Rowan Barrett.
I comme…Image
Tous les deux ans, Yann Boisson fait faire par des étudiants une enquête sur l’image que les Dijonnais ont de leur équipe de basket. « Elle est bonne. Ils apprécient le côté sage du club, associé à l’image du basket dans le pays, qui est perçu comme un sport propre et spectaculaire. Par contre, il ressort parfois que les Dijonnais aimeraient bien quelques coups d’éclat ponctuels dans le domaine des transferts ».
P comme… Professionnels
Cette saison, huit joueurs professionnels composent l’effectif de la JDA (Bernard, Hamm, Monnet, Morlende, Barrett, Davenport, Lauwers, Vato), alors que Stefanski est pour l’instant stagiaire (il signera cette année son premier contrat pro) et le Géorgien Sanikidze espoir.
R comme… Renault
Michel Renault, le président de la JDA, qui briguera un nouveau mandat dans quelques mois, est aussi l’un des principaux partenaires du club via l’agence immobilière qu’il dirige. « Michel est un président qui dirige son club comme une société. Il est très présent dans des domaines comme les relations publiques avec la Ville, le Conseil Général et le Conseil Régional et les partenaires. Il a également son mot à dire dans le recrutement. C’est un président passionné ». A 60 ans, Michel Renault est aussi l’homme par qui l’assainissement financier indispensable du club a été initié, permettant à la JDA d’envisager l’avenir avec une bonne dose de confiance.
S comme… SA
C’est le gros de la structure, puisqu’elle regroupe les joueurs et les entraîneurs de l’équipe professionnelle, ainsi que des administratifs, soit au total 17 personnes.
S comme…Salaires
La moyenne des salaires des joueurs dans les clubs français de Pro A tourne autour des 11 000 € net mensuel. A Dijon, le revenu le plus bas est de 5 000 €, alors que le plus élevé atteint 12 000 €. « Mais il faut aussi prendre en compte le fait que tous les joueurs n’ont pas des contrats d’une durée équivalente. C’est pour cela que faire une moyenne n’est pas un calcul évident ».
T comme…Télé
Le club ne perçoit aucun droit TV, en sachant que seule la chaîne TPS retransmet les matches du championnat de France Pro A. « Et il n’est pas évident de convaincre les partenaires de se réengage, puisque le retour télé n’est pas très important. D’ailleurs, sans eux, nous aurions beaucoup de mal à exister ».
V comme…Ville
Les rapports entre le Ville de Dijon et le club sont bons, et tant pis pour ceux qui sont persuadés que la Mairie privilégie le football au basket. « Je ne vois pas les choses comme cela. La Ville nous soutient de façon importante, et je serais très content pour les Dijonnais qui aiment le foot que le Dijon FCO accède rapidement à la Ligue 2 ».
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