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L’hosto fait pà¢le mine

25/01/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 37 | Par Dolorès Charles

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L'Express a sorti jeudi son classement des CHU, du plus au moins rigoureux et fiable dans la lutte contre les infections nosocomiales (IN). Dijon est 70e sur 72.

a Gazette : En tant que directeur général du CHU, vous contestez ce classement ?
Pierre-Charles Pons : Nous contestons évidemment ce classement et déplorons ce mode de travail. Les deux indicateurs, ICALIN et ICSHA(1), sont exacts mais le magazine fait des amalgames. C’est comme si pour un bac S, on mettait le même coefficient pour l’épreuve de maths et de couture. L’indice ICALIN est le plus significatif, car il est basé sur 31 critères, qui mesurent l’organisation, les moyens et les actions mises en œuvre, pour lutter contre les infections nosocomiales. Or, entre 2005 et 2006, notre ICALIN est passé de 86 à 91,5 sur 100. Nous aurions eu 92, nous aurions gagné de 20 à 30 places au classement […] L’autre indice est intéressant mais il n’a pas la même signification. Nous utilisons d’autres solutions qu’hydro-alcooliques, comme un savon spécifique.
L’impact est indéniable sur les patients ?
Nous ne pouvons pas nier l'impact d'un tel classement sur la population. Maintenant, nous n'enregistrons pas plus d'infections nosocomiales que d’autres établissements de santé. Notre taux de prévalence est satisfaisant (ndlr : la prévalence est le nombre de cas à un moment donné. Le taux est donc le nombre de cas d'infections nosocomiales à un moment donné, divisé par le nombre d'actes réalisés.)
Combien de cas à Dijon ?
Une enquête régionale de prévalence réalisée en 2004 a conclu, sur 853 patients de court séjour, à 6,7 % de patients ayant une infection nosocomiale. Le taux de prévalence s'élevait donc à 6,7%.
Que faut-il faire pour améliorer ce taux de prévalence ?
Les moyens mis en œuvre pour lutter contre les infections nosocomiales vont être renforcés. Cela se traduira par un poste supplémentaire d’ici deux mois au sein de l’équipe hygiène. Il faut avoir à l’esprit que quelle que soit l’ampleur des efforts réalisés dans cette lutte, l’hôpital reste un lieu dangereux, où les gens sont porteurs de microbes. Je suis persuadé qu’il y a aujourd’hui beaucoup moins d’IN qu’avant.



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