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Betancourt toujours

22/02/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 41 | Par D.R.

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Cela fera cinq ans le 23 février qu'Ingrid Betancourt et Clara Rojas sont otages en Colombie.

Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002 par les FARC.

La Gazette : Que pouvez-vous dire de la situation actuelle en ce qui concerne Ingrid Betancourt et Clara Rojas, toutes deux prises en otages en Colombie?
Sara Horchani, présidente du comité de soutien dijonnais à Ingrid Betancourt : Cela va faire cinq ans, ce vendredi 23 février 2007, qu’Ingrid Betancourt et Clara Rojas ont été enlevées par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). C’est pour cela qu’il nous faut nous mobiliser en nombre afin d’apporter notre soutien aux otages comme à leur famille. Aujourd’hui, cela fait quatre ans que nous n’avons plus de nouvelles « réelles » d’elles. Les FARC refusent d’en donner. Nous n’avons plus que des rumeurs qui permettent de penser qu’elles sont encore vivantes et en bonne santé. Il est important de prendre conscience que la situation est grave.

Mais que faire alors pour faire évoluer les choses selon vous ?  
Sachant que c’est bientôt l’élection présidentielle, nous comptons profiter de cet événement pour faire réagir les politiques. La famille Betancourt espère que la libération d’otages comme Ingrid et bien d’autres partout dans le monde, devienne une priorité pour le ministère des Affaires étrangères.

Une priorité, c’est-à-dire ?
En fait, notre mobilisation doit surtout servir aujourd’hui à empêcher une intervention militaire prévue par le gouvernement colombien pour libérer les otages des FARC. Car ce ne sont pas de bonnes méthodes. Lorsqu’elles sont utilisées, ça fait en général plus de morts que de vivants. De plus, Mélanie Betancourt, la fille d’Ingrid, espère vivement que le ministère des Affaires étrangères créera une cellule de crise pour elle et Clara Rojas, ce qui avait été fait pour Florence Aubenas, aujourd’hui libérée. Elles vont bientôt détenir le plus long enfermement connu par un otage français. D’ailleurs on s’étonne que le gouvernement américain n’ait pas déjà fait quelque chose pour la France quand on sait qu’ils sont en bonne relation avec la Colombie et qu’en plus, trois de leurs citoyens sont également pris en otages…

Comment allez-vous montrer votre soutien aux deux otages vendredi ?
De nombreuses manifestations auront lieu dans toute la France, et même à Bogota où se prépare un concert en faveur de la libération des otages françaises. Sur Dijon, nous allons marquer notre présence au maximum. Evidemment, vendredi 23 février, pour montrer que cela fait 5 ans de trop, nous nous réunirons à 13 heures, place de la Libération, pour un lâcher de colombes, symbole de paix que nous espérons pour les otages et leur famille. Enfin, nous organiserons, le samedi 24 mars à 15 heures au Théâtre des Grésilles, la projection du film reportage du journaliste Philippe Lobjoie, qui avait tenté en 2003 d’approcher Ingrid Betancourt et Clara Rojas. En vain .



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