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« Candidat de la fête » à la mairie de Dijon

29/03/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 46 | Par Jérémie Demay

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David Lanaud Du Gray, un chef d'entreprise original, souhaite prendre les rênes de sa ville. Avec, pour slogan, « la démagogie productive ».

David Lanaud du Gray

La Gazette : Vous vous présentez à l’élection municipale à Dijon. Quelles sont les grandes lignes de votre programme ?
David Lanaud Du Gray : Je suis avant tout un grand démago. J’aime ça et j’assume, contrairement à d’autres. Mon projet pour Dijon est simple : je veux apporter le bonheur à mes futurs administrés. Dijon est tris-te. Tous les politiques souhaitent redonner de la vie au centre-ville. Mais ils s’y prennent n’importe comment. Moi, j’ai la solution : rendre la ville aux Dijonnais. Par exemple, le bâtiment de la CCI, rue Chabot-Charny, pourquoi ne pas le transformer en discothèque ? Il faut de la vie à Dijon ! De même, la mairie est réservée aux élus. Quand je serai maire, je la transformerai en un lieu de jeux et d’échanges pour tous. Ma première réalisation concrète se fera dès le lendemain de mon élection : j’organiserai un apéro géant sur toutes les places de Dijon. Tous les habitants pourront se rencontrer, et surtout faire la fête ensemble. Le prix de la conso sera unique à un euro. Le plus régulièrement possible, des apéros seront célébrés. En hiver, le Zénith, l’Auditorium, et toutes les salles dispos seront ouvertes à tous. Je supprimerai les impôts locaux. La perte d’argent sera compensée par le bénéfice des apéros. Donc, plus il y aura de monde, et de fêtards ; et plus, la municipalité aura les moyens de réaliser de grandes choses. Pour une fois, une action sociale rapportera plus qu’elle ne coûte.

Cela vous semble possible ?
Les Dijonnais s’ennuient. Moi, je ferai de Dijon l’Ibiza français. Pourquoi ne pourrait-on pas allier patrimoine et fiesta ? L’histoire c’est bien, mais moi je regarde l’avenir. Les gens ont besoin de se distraire. Ils font une bonne fête le samedi soir, ou même d’autres jours. Ils se détendent, et ainsi ils sont plus performants le reste du temps au boulot. Les entreprises gagneront en rentabilité. Dijon, deviendra rapidement, et naturellement, attractive. De plus, tous les touristes qui viendront s’amuser, il faudra bien les loger !
Ceux qui aiment se distraire autrement pourront le faire aussi. Dijon mérite une grande équipe de foot. Je mobiliserai tout ce que je pourrai trouver pour que dans cinq ans, le DFCO joue la Ligue des Champions.

Rien ne vous destine à l’origine à vous lancer dans la politique. Pourquoi un tel choix ?
Les politiques, ils me fatiguent avec leurs grands discours. Moi, j’aime m’amuser. Ce que j’aime dans la politique c’est l’attitude clownesque de nos élus. Mais, après mon élection, les Dijonnais passeront du rire à la fête.

Beaucoup de personnes extérieures au monde politique se présentent aux électeurs. Mais souvent ils se désistent avant l’élection. Pour vous, c’est un coup de pub ou c’est sincère ?
Effectivement, je suis extérieur au monde politique traditionnel. Mais moi, je connais les vrais besoins de nos habitants. Je vis dans le monde réel, contrairement à nos élus. Les habitants de Dijon me portent vers cette élection. Je ne veux pas les décevoir. Je ne reculerai pas face à mon destin. Aucune pression, aucune menace n’empêchera les Dijonnais de m’avoir comme maire.

Vous semblez bien sûr de vous…
Je suis confiant car je suis le seul à les écouter, et à les comprendre. Mon mandat, c’est une mission, et non mon travail. Je veux être le réveille-matin de Dijon. Les habitants ont le droit de s’amuser, faire la fête, et surtout être heureux. Avec ma candidature, les Dijonnais font le choix du bonheur, et de la fête. S’ils votent pour d’autres candidats, c’est qu’ils préfèrent les impôts et la morosité.

De quel bord politique êtes-vous ?
Je suis pour le bonheur de mes habitants. Si la droite défend cet idéal, je suis de droite. Si la gauche veut des gens heureux, alors je suis de gauche. Plus sérieusement, ma pensée n’est pas guidée par des idéologies, mais par l’envie de vivre heureux. Vous savez, quand on est démago comme moi, l’important c’est que les gens soient contents. Après, la droite, la gauche, eux ils ne veulent que leur bonheur personnel. Celui des habitants est placé loin derrière dans leurs préoccupations. Alors que moi, c’est de l’altruisme démago .



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