« Consommer solidaire »
26/04/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 50 | Par D.R.
Le commerce équitable, c’est d’abord comprendre comment fonctionne l’économie de marché et voir que l’on peut parvenir à un système juste, respectueux de l’environnement. Florence Ollivier, animatrice à l’association Equi’Max, explique l’objectif de cette quinzaine. « De nombreuses animations sont organisées, la projection du film Bamako, au cinéma Eldorado le jeudi 26, suivie d’un débat sur le commerce équitable, ou encore des soirées jeux qui permettront à tous de connaître le sujet. Tout cela a pour but de faire comprendre aux gens l’impact économique, social et environnemental du commerce équitable dans les pays du Sud. On ne s’en rend pas compte mais ce genre de méthode permet aux petits producteurs qui ont peu de moyens de vivre de leur production. Ils ont ainsi de meilleures conditions de vie, un meilleur logement. Au niveau social, ils peuvent parfois se réunir en coopératives, ce qui les rend plus forts pour créer des projets comme bâtir une école… En ce qui concerne l’environnement, le commerce équitable prend soin de porter une attention particulière aux ressources naturelles. Un cahier des charges doit être respecté. » Depuis 7 ans, cette manifestation se déroule dans toute la région. Le commerce équitable, hier encore méconnu, se démocratise. « Avant, il s’agissait pour nous de faire connaître le principe du commerce équitable. Aujourd’hui, les gens doivent comprendre qu’il ne faut pas seulement savoir ce que c’est, mais réellement consommer solidaire. L’acte d’achat n’est pas encore forcément très présent », explique Hélène Foulquier, membre d’Artisans du Monde. Menus équitables dans les écoles ou dans certains restaurants, découvertes d’un jeu traditionnel malgache grâce à l’association Zoma, stands et expositions, ou encore intervention d’un producteur de riz et de thé du Laos, tout est là pour faire évoluer les mentalités vers une société responsable, juste, loin de cet égoïsme qui prône de satisfaire chacun ses intérêts.
La Poste équitable
Le bureau de poste Grangier à Dijon organise, en association avec Artisans du Monde, une manifestation vendredi dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable.
La Gazette : Pourquoi cette association avec Artisans du monde depuis 2 ans ?
Alain Collet, adjoint au directeur d’établissement du bureau de poste Grangier : A l’origine, La Poste a signé un partenariat sur deux ans au niveau national avec Artisans du Monde. Depuis 2006, nous menons certaines actions pour favoriser la sensibilisation au commerce équitable. Même nos employés ont reçu une très forte information quant au fonctionnement de ce nouveau commerce. Il faut savoir que c’est aujourd’hui un domaine auquel il faudra porter de plus en plus d’attention.
Vous organisez ce vendredi une journée de sensibilisation du public au commerce équitable. Comment va-t-elle se dérouler ?
Il s’agit de mobiliser nos clients sur les atouts économiques et écologiques du développement durable. Des bénévoles d’Artisans du Monde seront présents tout au long de la journée pour faire déguster les produits issus du commerce équitable, ainsi que l’artisanat qui développe les fabrications à base de papier recyclé par exemple. L’objectif est d’amener à comprendre combien il est important de faire ces démarches dans le cadre d’une aide internationale et écologique.
Avec le peu d’engouement au premier tour des élections présidentielles pour les partis écologistes, pensez vous tout de même que le commerce équitable fait partie des priorités des français ?
Je ne sais pas, je n’ai pas vraiment à m’exprimer sur ce thème là. Quelques soient les résultats, il est très important de remettre les thèmes du développement durable et du commerce équitable au premier plan. Notre planète a besoin d’être aidée. Et je pense que ces domaines vont se développer à long terme. Si l’on prend l’exemple du marché «â€ˆbio », il y a une quinzaine d’années, ses consommateurs étaient un peu considérés comme marginaux. Aujourd’hui, cela se démocratise. Je pense qu’il en sera de même pour le développement durable et le commerce équitable, d’autant qu’on en parle de plus en plus. Il faut que ça marque les esprits.
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