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La chasse aux producteurs

24/05/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 54 | Par Dolorès Charles

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Le festival de Cannes est l'occasion pour la commission du film de Bourgogne de rencontrer les réalisateurs, en vue de prochains tournages dans la région. Gaà«lle Laurent, déléguée régionale à  la commission depuis neuf ans, a la rude tà¢che de les séduire.

La Gazette : Vous êtes actuellement à Cannes, quelle est votre mission là-bas ?
Gaëlle Laurent, déléguée régionale à la commission du film de Bourgogne : Au-delà du côté paillettes, c’est la première réunion mondiale des professionnels du cinéma. Et pour nous, le rendez-vous à ne pas manquer. En amont, nous prenons contact et organisons des rendez-vous avec les producteurs et réalisateurs français et étrangers. Plus précisément, nous allons à Cannes sous l’égide de Film France, dont le but est de promouvoir notre pays. Le réseau rassemble toutes les commissions régionales, et nous nous rejoignons tous à Cannes fin mai.

Comment se déroule votre journée ?
Je commence par la projection de films en compétition officielle à 8 heures, j’enchaîne ensuite les rendez-vous. Il n’y a pour ainsi dire jamais de pause, car lorsque l’on prend un cocktail ou un café, on croise généralement untel avec qui on a travaillé, on fait connaissance avec un autre producteur, etc. C’est assez intense !

Quels atouts mettez-vous en avant pour vendre la Bourgogne ?
Notre proximité avec Paris, et la grande diversité de nos décors. Pour les étrangers, la Bourgogne est considérée comme une campagne chic, avec ses vignobles et ses châteaux. Avec son architecture différente du nord de l’Yonne au sud du Mâconnais, il est facile de répondre à la demande. A titre d’exemple, Le mystère de la chambre jaune de Denis Podalydès a été tourné dans un petit château de la Nièvre, et plusieurs épisodes de la série policière Une femme d’honneur, à Auxerre.

Est-ce une région plus difficile à vendre que les autres ?
Aujourd’hui moins qu’il y a deux ans. Notre métier est de prendre en charge toute la logistique (décor, autorisation de tournage, etc.), cela facilite l’accueil des producteurs/réalisateurs, mais toutes les commissions régionales le font. Notre point faible, ces dernières années, était l’absence de fonds d’aide à la production.

Fonds qui a été créé il y a deux ans par le conseil régional…
Oui, c’est un choix du président, et c’était indispensable car nous étions une des dernières régions françaises à ne pas en être dotée. Monter le budget d’un film est laborieux, et ce fonds d’aide permet aux producteurs de décrocher une certaine somme. Elle leur est attribuée en fonction de critères artistiques, moyennant un nombre de jours de tournage et l’embauche de techniciens et comédiens locaux.

Le tournage de films entraîne des retombées financières et touristiques importantes. Est-ce dans ce sens que le conseil régional a créé ce fonds ?
Le tournage de La grande vadrouille à Meursault, Vézelay et Beaune fait encore venir des visiteurs en Côte-d’Or ! Et plus récemment, la fréquentation du château nivernais, dans lequel a été tourné Le mystère de la chambre jaune, a doublé voire triplé l’année suivant la sortie du film !

Quel est le prochain film d’envergure tourné dans la région ?
Sûrement celui de la réalisatrice néo-zélandaise Niki Caro, à la fin de l’année (Ndlr : Niki Caro a sorti en mars 2006 L’Affaire Josey Aimes, avec Charlize Theron).

Et la montée des marches dans tout ça…
J’attends avec impatience l’arrivée de George Clooney.



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