ça grince à l’UMP 21
12/07/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 61 | Par Alexis Billebault
Bernard Depierre est aux anges. Surtout quand il est à Paris, au palais Bourbon plus précisément. Là bas, il ne cesse de le dire, il se régale. Sarko lui donne des ailes, et cela le change de 2002. « Par rapport à ce que nous avons connu sous Raffarin et Villepin, cela n’a rien à voir », ne peut s’empêcher d’ironiser l’élu. Tout le motive : les devoirs d’été du Parlement avec les dossiers urgents du Président que constituent le paquet fiscal, le pouvoir d’achat, le service minimum dans les transports et les peines plancher. Il vient d’ailleurs de soutenir une proposition d’Eric Raoult, député-maire du Raincy (93) visant à alourdir les sanctions pour les incendiaires de véhicules. Bernard Depierre a aussi sa petite opinion sur la politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy. Ravi des nominations de Bernard Kouchner – « il est indiscutable car c’est un homme très populaire » – d’Eric Besson, de Martin Hirsch et des membres du Nouveau Centre – il l’est un peu moins de celle de Jean-Marie Bockel. « Je serais mulhousien, je ne pense pas que j’apprécierais… » Et bien sûr, il a été question des prochaines échéances électorales. Attention à la patate chaude… Son absence, mais aussi celles de Rémi Delatte, François Sauvadet ou Alain Suguenot à la Soirée du Rassemblement de François-Xavier Dugourd le lundi 2 juillet ? « Nous étions tous à Paris ! » Y serait-il allé sans ses obligations parlementaires. « J’étais à Paris ! » Ce genre de manifestation organisée par un candidat à l’investiture le choque-t-il ? Réponse on ne peut plus laconique : « Les investitures pour les villes de plus de 30 000 habitants relèvent de la commission nationale de l’UMP, qui décidera sans doute fin septembre… » En lisant entre les lignes, on devine bien qu’il a moyennement apprécié la sauterie de FXD…
Et pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que certains aspects de la communication des deux candidats déclarés à l’investiture (François-Xavier Dugourd, donc, et Yves Japiot) l’agacent. L’un et l’autre revendiquent son soutien, chacun à leur façon. « Je soutiendrai sans réserve celui qui sera investi », martèle Bernard Depierre, qui ne rate pas une occasion de dire du bien de… François Rebsamen. « C’est un adversaire loyal et redoutable. Il faut le respecter. J’ai de bonnes relations avec lui, car en tant que député, je défends à Paris les projets pour Dijon. Et il m’a souvent remercié pour certaines de mes actions en faveur de la ville. » Avant, tout de même, de rappeler que le premier magistrat de la ville « n’avait pas osé l’affronter le mois dernier lors des législatives. Le souvenir de 2002, où je l’avais battu… » Bref, jusqu’à la désignation du candidat qui ira se frotter à Rebs, tout le monde à sa petite opinion. Même si la dernière phrase de l’ancien adjoint de Robert Poujade risque d’être pas mal commentée. « J’ai gagné des élections personnelles en étant élu député. Cela dit, je ne suis pas certain que les qualités requises pour mener une campagne collective (Ndlr : pour les municipales) soient les mêmes… » Une chose au moins évidente : il n’est à ce jour candidat à rien.
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