Focus

Je, je suis libertine…

29/08/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 63 | Par Dolorès Charles

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Lou Ravage, c'est le surnom d'une Dijonnaise, héroà¯ne du magazine libertin Interconnexion, bien connu des amoureux du sexe.

Lou Ravage

Il y a dans notre métier des rencontres improbables, celle avec la jeune Dijonnaise Lou Ravage à la mi-juillet en fut une. Je m’attendais à une grande brune, bouche pulpeuse et attributs féminins en évidence, le genre de femme qui assume ses penchants érotiques et détourne le regard des hommes sexuellement assez dépendants, et je me suis retrouvée à discuter avec une jeune femme, de taille moyenne, blonde aux yeux verts, et plutôt réservée. Qui croirait qu’elle présente depuis un an, en tenue plus que déshabillée, le DVD vendu avec le magazine libertin Interconnexion ?
L’aventure a commencé il y a quatre ans, au Cap d’Agde, près de Sète, où son mari possède des biens immobiliers. Là-bas, c’est sea, much sex and sun !, « l’ambiance est au libertinage, au mélangisme et à l’échangisme. Les gens sont beaucoup plus ouverts qu’ici. » De nature timide et pudique, elle suit son compagnon dans ce milieu, où le couple se plaît à faire l’amour « au milieu de tout le monde. » Une excitation supplémentaire. Et c’est ici, au cœur du Sud de la France que la belle Lou Ravage, qui tient à garder son anonymat, est remarquée. Les premières séances photos sont organisées au début de l’année 2006. Des photos coquines avec des professionnels, tels que Christophe Mourthe, Serge Simeoni et Yves Cham. L’éducatrice spécialisée se fait plaisir, et poursuit sa jeune carrière en participant à une élection l’été dernier, pour devenir Miss Connexion. Elle termine deuxième. Banco ! Le magazine Interconnexion lui propose alors de travailler pour lui, en présentant chaque mois, face à la caméra, les nouvelles boîtes libertines, les prochains salons érotiques, des scènes d’actrices x, etc. Lou Ravage s’engage pour un an et signe son premier contrat de droit à l’image (non rémunéré.) Le mag’ la convie aussi à d’importants salons pour adultes à Lille, Toulouse ou bien Cannes.
« Les photos, les enregistrements pour le magazine, c’est une belle expérience à vivre ! Au début, ce n’était pas facile pour moi, mais maintenant, je suis beaucoup plus à l’aise face à l’objectif. » Reconnue dans le milieu du libertinage et marraine d’une boîte de nuit, Le Tantra, Lou Ravage ne compte pas en rester là. Pour preuve, elle a participé au film Destination Cap d’Agde. Sorti le 17 juillet dernier en France, il relate la vie de couples libertins.

Un calendrier en fin d’année

A la plastique impeccable, Lou Ravage entretient son corps par le sport, « je pratique de l’escalade et du fitness au moins six heures par semaine. Mon mari s’occupe de mon programme… » Il faut dire que cette envie devenue passion est au cœur du couple, « c’est un désir partagé, m’avoue-t-il […] Le Cap d’Agde est un lieu privilégié, où le respect et la convivialité dominent. On ne voit jamais un garçon draguer une nana, c’est propre ! Bien sûr, il nous est arrivé de « déraper » (Ndlr, comprenez par là, pratiquer l’échangisme), mais cela n’a pas duré, et c’est désormais terminé. » Et sa ravissante compagne de poursuivre, « il est tout le temps à mes côtés. Heureusement, car on vous propose de tout, et les filles seules finissent souvent dans le x. […] Maintenant que le personnage de Lou Ravage est créé, nous tenons à le faire évoluer, tout en maîtrisant les risques liés à ma notoriété. Je ne souhaite pas que ma famille et mes collègues de travail l’apprennent. » A 28 ans, la Dijonnaise, fan de Clara Morgane, aimerait pourquoi pas, présenter le journal du hard sur Canal + . Mais d’ici là, il y aura de nombreuses étapes à franchir, à commencer par assumer, devant ses proches, son goût pour le porno. Pas simple. Récemment, le couple a été contacté sur internet pour que Lou Ravage participe au casting d’un long-métrage, Trahison, signé Laura Eastwood. « Ils recherchaient une jeune fille belle et sportive, qui n’a pas d’états d’âme à se montrer nue. » Un rôle de call-girl tout trouvé mais pour autant la jeune femme n’a pas été retenue.
Lors de leurs vacances cet été, elle a participé au jury de l’élection de Miss Connexion, et compte prochainement re-signer un contrat avec le magazine. Son objectif est de gagner en notoriété. A n’en pas douter son calendrier, qui sortira en novembre sur Paris, l’y aidera.



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