Double malchance
27/09/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 67 | Par D.R.
L’association dijonnaise « Soleil d’enfant » attire l’attention sur la situation d’un centre qui accueille des enfants des rues. Au CIMA (Centre d’Insertion des Mineurs Abandonnés), deux dortoirs se sont écroulés, les réseaux d’électricité et d’eau sont à refaire… et rien n’a encore pu être réalisé. Car pour que les associations médiatisent cet appel à l’aide, il a fallu attendre un rapport qui détaille les besoins.
Quant à l’Etat péruvien et les organisations internationales, elles se concentrent actuellement sur ce qui paraît le plus urgent : les bâtiments publics tels que les hôpitaux et l’aide aux villes les plus touchées. C’est donc seulement des fonds privés que les associations « Soleil d’enfant » et « Ayud’Art » peuvent espérer pour aider le centre.« Une centaine d’enfants vivent au CIMA », explique André Loew, le président de « Soleil d’enfant ». Ils viennent volontairement, informés par le dirigeant du centre qui a pris l’habitude d’aller à leur rencontre dans les rues. Cette structure leur offre un logement, des soins médicaux et une scolarisation leur apprenant un métier. Une seconde chance. « Mais en ce moment, une deuxième malchance », constate André Loew : les enfants dorment sous des tentes en attendant la reconstruction, et même l’aide d’urgence n’est pas encore mise en place.
La situation du CIMA est loin d’être unique, et pourtant, les caméras ne se sont pas attardées sur les lieux. Une certaine hiérarchisation des catastrophes.
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