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La Modde de la présidence

27/09/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 67 | Par Jérémie Demay

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La présidence du groupe Vert au conseil régional change de tête. Wilfrid Séjeau remet sa casquette à  Stéphanie Modde.

Stéphanie Modde

La Gazette : Comment êtes-vous arrivé chez les Verts ?
Stéphanie Modde, présidente du groupe Vert au conseil régional : Dans un premier temps, c’est le projet de société qui m’a amené à ce parti. Il faut repenser les bases de la société de consommation, mais aussi l’attitude très ouverte des Verts par rapport aux homosexuels, aux minorités, la non violence, et bien sûr tout l’environnement et le regard sur ce qu’on n’appelait pas le développement durable mais la nécessité de penser la Terre comme un territoire fini.

Comment s’est déroulée cette passation de pouvoir ?
Elle a été réfléchie cette année. Wilfrid avait d’autres projets personnels (ndlr, ouverture d’une librairie à Nevers, et la rédaction d’un livre sur les scandales écologiques). Cette passation arrive à un moment où  je désirais m’investir davantage.

Les Verts au conseil régional, vous n’êtes plus dans la majorité, sans être pour autant rentrés dans l’opposition. Quelle est votre réelle position dans l’assemblée ?
On est à un moment charnière où justement on se dit qu’il faut trouver un espace, quel qu’il soit. Il faut avoir un positionnement plus clair. On réfléchit actuellement à cela. C’est d’ailleurs ma principale mission au sein du groupe. Les questions qui se posent sont les suivantes : comment travailler encore deux ans et demi jusqu’à la fin du mandat ? Comment peser sur les dossiers qui nous sont chers ? Comment faire avancer les politiques qui nous intéressent particulièrement ? Tout en restant critique. Depuis notre sortie de la majorité, nous avons des difficultés à exister.

Une période charnière effectivement au conseil régional, mais aussi au sein des Verts. Ce n’est pas trop difficile à supporter ?
Les élections n’ont pas été bonnes. Mais en même temps, ce n’est pas forcément des scrutins très porteurs traditionnellement pour les Verts.  Nous n’avons jamais été autant présents dans les exécutifs afin de porter des projets et les mettre en place. Le parti n’est pas à reconstruire, toutefois, il faut le repenser. Voir là où l’on s’est planté.

En ce moment, la grande mode est de chercher la gauche. Au sein du conseil régional, où les Verts la cherchent-t-elle ?
On ne la cherche pas du côté centriste puisqu’il n’y a pas de centre. Certainement pas du côté de l’UMP, puisque les prises de position de Sarkozy sont très révélatrices et inquiétantes pour le climat social. On a, par exemple, un Borloo qui va sur la banquise pour s’apercevoir qu’elle est en train de fondre. Cela ne prévaut pas d’un Grenelle de l’environnement très important. Là, au conseil régional, il ne nous reste personne. C’est pour cela qu’il y a urgence à réfléchir sur des pistes pour trouver des façons de travailler avec l’équipe qui gère actuellement cette assemblée. Comme le PS, on attendait de voir le bilan de nos universités d’été. Malheureusement, les résultats des dernières élections ne nous permettent pas d’asseoir notre autonomie. Dans les mois à venir, nous devrons réfléchir sur la stratégie à appliquer, et avec qui.



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