Sport

« Cela commence à  ressembler à  une famille »

31/10/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 72 | Par Jérémie Demay

Réagir Télécharger le numéro

Après un début de saison agité, les Ducs tentent de se resaisir. Julien Roullier en tant que deuxième gardien est l'observateur privilégié du jeu du CPHD.

Ducs Dijon

La Gazette : La semaine dernière, le CPHD s’est fait sortir de la coupe de la Ligue par Morzine. Que s’est-il passé ?
Julien Roullier, deuxième gardien du CPHD : C’est un problème de niveau et de constance par rapport au début du match. On sait très bien entre nous que l’on est rarement prêt dans les premiers instants de la partie. On a des difficultés à se mettre dans le rythme. On fait un bon début de match, on mène au score. Après, on est vite rattrapé et cela a cassé notre rythme de début de rencontre. On partait avec un but d’avance, donc psychologiquement, on avait l’avantage. Morzine a été réaliste sur les deux premiers tiers malgré deux tirs sur les poteaux. Derrière cela, au moment où l’on devait tuer le match, on a raté des occasions franches. Celà a mis un coup au moral de tout le monde. Après cette défaite, on a eu une baisse de régime à l’entraînement.

Que s’est-il passé le week-end dernier face à Briançon ?
C’est la meilleure équipe que l’on a rencontré aujourd’hui. Ils nous ont dominés dans tous les secteurs. C’est une grosse armada qui va à 100 à l’heure. Ils ont en plus un banc très fourni avec 22 joueurs. Les Briançonnais nous ont imposés leur rythme. A notre décharge il nous manqué deux de nos meilleurs joueurs. Après dans le calendrier on joue contre Grenoble, c’est effrayant le déroulement des prochaines journées. Comme d’habitude, samedi on a eu des difficultés pour rentrer dans le match et au bout de 2 minutes, on est mené 2 à 0. Dans le deuxième tiers on se reprend bien puisqu’ils ont dix lancés, et nous quatorze. Mais perdre 5 à 1 devant une équipe aussi n’est pas pitoyable, mais on aurait pu faire mieux. Il nous a manqué trop d’occasions franches. En plus, on s’est pris des buts stupides par faute d’attention de notre part.

« On a envie de gagner à la maison »

 

Vous avez été privé de patinoire pendant plusieurs semaines pour cause de légionellose. Comment ressort-on de cette épreuve ?
C’est sûr que sur le plan physique et mental, on a pris un coup sévère. Pour les déplacements, les minis-bus pour aller à Besançon nous fatiguaient. Il y a des entraînements où l’on partait à 5 heures du matin de la patinoire de Dijon pour s’entraîner à 8 heures là-bas, c’est assez difficile physiquement. En revanche pour la cohésion du groupe, cela a créé quelque chose. Les nouveaux arrivants, les Français, les Slovaques commençaient à se mélanger et à discuter. On a pu voir des Français progresser en Anglais, ça c’était sympa. Mais moralement, c’était éprouvant de ne pas avoir sa patinoire, d’avoir les matchs reportés parce que certaines équipes ne jouaient pas le jeu de la sportivité et refusaient de déplacer les matchs en les faisant à domicile au lieu de les faire à l’extérieur. Amiens, pour cause d’écran géant, a eu sa patinoire fermée et pendant deux semaines, on n’a pas pu jouer. Malgré un bon début de saison, on repart à zéro car on remet tout en cause. Ce qui maintient au rythme le plus élevé, c’est jouer. S’entraîner, cela permet de progresser, mais on n’a pas d’opposition en face.
Physiquement, cette période était réellement éprouvante. D’ailleurs, on a déjà trois joueurs blessés. Le retour à domicile fait plaisir car on retrouve nos supporters et nos vestiaires. Tout est revenu dans l’ordre, maintenant, on a envie de gagner à la maison. Et puis, aux yeux des autres clubs sans patinoire, on se retrouvait être la risée de la Ligue Magnus. Mais à ces gens là, on a envie de leur montrer que l’on n’est pas des ploucs.

Vous êtes le deuxième gardien et de ce fait, vous assistez à tous les matchs sur le rebord de la glace. Comment voyez-vous évoluer l’équipe de cette année ?
En début de saison, les nouveaux ne se connaissaient pas forcément, les Slovaques restaient entre eux. Cela faisait deux groupes dans le groupe. Mais maintenant, on voit les mecs rigoler, se forcer à parler en anglais. Cela commence à ressembler à une famille. Sur la glace, cela ne peut faire que du bien et d’ailleurs, cela se voit au niveau de l’entraide et de la motivation. Pour parler du reste du championnat, on va regarder l’équipe sur le papier. On n’est pas les meilleurs parce que nous sommes beaucoup de jeunes, on a des étrangers qui ne sont pas forcément connus et viennent d’arriver cette année, on a aussi des joueurs déjà âgés. On pourrait se dire que Dijon est une petite équipe. Maintenant, depuis le début de saison, on a impressionné. En coupe de la Ligue, on a fait très peur à Morzine alors que la moitié de l’équipe de France joue dans cette formation. Alors il y a la partie papier et ce qui se passe sur la glace. On bosse dur, les jeunes se donnent au maximum. Les équipes, qui en début de saison, pensaient que nous étions une petite formation, quand ils jouent contre nous, leur avis change.



Revenir en haut de page

Les commentaires pour cet article sont fermés.

Votre nom :
Votre email :
L'email de votre ami :
Votre message (facultatif) :
La fin des haricots ?
En savoir plus [+]
Télécharger le numéro 296 de La Gazette de Côte d'Or au format PDF Archives
Revenir en haut de page