Morel veut faire du Borloo
31/10/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 72 | Par Alexis Billebault

Les récents échanges d’amabilité entre Louis de Broissia, le président de l’UMP 21 et Jean-Philippe Morel sont oubliés. Le boss de la turbulente droite locale accorde tout son soutien à Jean-Philippe Morel, officiellement candidat de la majorité présidentielle à Longvic. Le jeune avocat, dont le parti est associé à l’UMP, prévient tout de suite : il ne fera pas campagne (que) sur du Sarko. Mais plutôt sur du Borloo, le chef suprême. En articulant son programme sur trois grands thèmes. « Longvic doit redevenir la ville du respect. La présence policière doit être mieux assurée et surtout renforcée. Il y a trois policiers municipaux, il en faut au moins le double. Les lois de la République doivent être respectées. Ensuite, on discute ! » Le candidat fait clairement référence aux actes de délinquance (voiture-bélier contre la permanence de Claude Darciaux, gymnases) commis il y a plusieurs mois. « La gauche locale a fait preuve d’angélisme avec ces gens-là. On voit le résultat », explique Morel qui refuse d’apparaître pour un tout-répressif. « Si je suis élu, je serai ferme mais juste. Le volet social ne sera pas oublié. »
Deuxième axe choisi, mettre en place la politique de la ville imaginée par Borloo. Avec 46 % de logements sociaux, Longvic dépasse très largement les 20 %, ce qui n’empêche d’ailleurs pas certains maires de se moucher ostensiblement avec la loi qui impose ce seuil. « Plutôt que d‘en construire de nouveaux, mieux vaudrait s’occuper de ceux qui existent déjà. » Jean-Philippe Morel, persuadé que Claude Darciaux ne bénéficie pas du soutien indéfectible de François Rebsamen « en raison de divergences politiques », a remarqué que la mairesse de Longvic n’est pas vice-présidente du Grand Dijon. « Et c’est un inconvénient pour faire mieux vivre Longvic dans le Grand Dijon. » Enfin, Jean-Philippe Morel envisage, à condition d’être élu, de favoriser le développement des éco-quartiers, « par exemple en créant une zone artisanale dédiée aux entreprises qui font du bio leur activité. Il faut également remettre du lien social dans cette ville. »
Et bien sûr, l’adversaire de Claude Darciaux, qui envisage une liste d’ouverture, ne pouvait pas manquer l’occasion de dégommer son adversaire. « La gauche longvicienne est archaïque, trop rigide. Même si Claude Darciaux sera une redoutable concurrente, pour moi, ce sera du 50-50. » Il est entré en campagne. On ne le tient déjà plus .
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