Dugourd et Barnier sont dans une ferronnerie…
20/12/2007 | La Gazette de Côte d'Or n° 79 | Par Alexis Billebault
C’est à se demander quel est leur secret pour tenir un tel rythme. Ils, ce sont nos ministres, capables d’avaler des kilomètres à longueur de semaine, de se trouver à trois endroits dans la même journée, d’enchaîner les réunions, les rencontres et les conférences de presse. Michel Barnier, comme tous ses collègues du gouvernement a fait un crochet par Dijon vendredi dernier avant de se rendre en Saône-et-Loire. Au menu, une rencontre à la Préfecture avec des représentants du syndicat agricole de la FNSEA, suivie d’un débat en direct avec Bruxelles sur la politique européenne, l’une des marottes du ministre depuis la ferronnerie transformée en permanence de François-Xavier Dugourd.
Le candidat de l’UMP a reçu un soutien sans faille de la part du ministre, lequel n’a pas été avare de propos laudateurs. « François-Xavier Dugourd est un homme d’expérience alors qu’il appartient à la nouvelle génération, dont il est l’un des symboles. Nous croyons en lui », a poursuivi celui qui sera candidat aux élections européennes de 2009. « Quand il sera élu à Dijon, il ne sera pas seul. Les ministres et bien sûr Nicolas Sarkozy seront là pour l’aider en étant à ses côtés. » La visite de Michel Barnier, officialisée tardivement la veille de son arrivée, devrait logiquement être suivie de celles d’autres cadors de l’UMP.
Michel Barnier a également rencontré des représentants de la FNSEA lors d’un déjeuner à la préfecture. Ces derniers ont une nouvelle fois exprimé leur inquiétude face à l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (ou maladie de la langue bleue) qui décime une partie du cheptel et dont le coût financier pose d’énormes problèmes à une profession qui n’avait vraiment pas besoin de ça. « J’ai lancé un appel d’offres pour 33 millions de doses de vaccin, car cette maladie est un désastre pour de nombreux départements, dont la Côte d’Or. On a déjà débloqué 13,5 millions d’euros pour aider les agriculteurs, mais il faut faire plus. »
Et bien sûr, cet Européen convaincu ne pouvait pas s’en tirer sans une question sur la visite du colonel Kadhafi en France. La France qui a passé une semaine entière à cirer les babouches du dictateur libyen alors qu’elle n’est que le sixième partenaire économique du berger des Syrtes, loin derrière l’Allemagne et l’Italie. Des pays qui ne s’abaissent pas à faire autant de courbettes au Guide de la Révolution Lybienne pour décrocher des contrats. « Moi, je n’ai pas d’états d’âme. Le colonel Kadhafi a évolué, il veut faire son retour (ndlr : plutôt son entrée…) dans le concert des nations. Il faut discuter avec lui, même si on ne peut pas être d’accord sur tout. Il a tout de même libéré les infirmières bulgares et sa visite en France ne me choque pas » .
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