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Rebs gonflé à  bloc

21/02/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 86 | Par Alexis Billebault

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Lundi soir au Palais des Congrès, le maire de Dijon a dévoilé sa liste, deux jours avant François-Xavier Dugourd.

Les quelques allergiques à la vidéosurveillance présents avec masques et banderoles, hostiles au projet d’installation de caméras au centre-ville défendu par le maire n’auront pas réussi à pourrir la soirée du favori des sondages. François Rebsamen, à moins de trois semaines du premier tour des élections municipales, a présenté à ses fans la composition de sa liste. C’était à la fin de son discours, et les 54 colistiers – pas un seul ne manquait à l’appel – se sont rendus un à un sur l’estrade pour y rejoindre le boss. En souriant, sur un titre de Mathieu Sinclair judicieusement choisi puisqu’intitulé « Ensemble ». Avec un slogan de campagne comme « Dijon, ensemble », les mélomanes de l’équipe de campagne n’ont pas eu à trop se torturer l’esprit pour dénicher l’accompagnement sonore idoine…
Mais avant d’annoncer sa liste et après avoir serré quelques cuillères, le maire sortant a servi à ses aficionados, un discours de campagne traditionnel. En revenant bien sûr sur ses sept années passées au palais des Ducs et en mettant en avant son bilan. « Nous avons présenté l’image d’une équipe municipale soudée, rassemblée, sûre de ses valeurs au service des Dijonnais », a insisté Rebs. Lequel n’a pas oublié de rappeler que son équipe avait été distinguée par la Fondation Abbé Pierre pour « avoir plus que doublé les objectifs en matière de construction de logements à loyer modéré. Désireux d’assurer une continuité entre ce qui a été fait et ce qui sera peut-être fait demain si les électeurs le décident, le maire de Dijon a également insisté sur l’importance des élections cantonales, qui auront lieu le même jour. Dijon, l’agglo et la région sont à gauche. Et le numéro 2 du PS ne détesterait pas voir le département tomber dans l’escarcelle de la gauche…

Une sportive numéro 2
Entre son bilan et son programme, où il a été beaucoup question d’éducation et d’écologie, Rebs n’a évidemment pas manqué l’occasion d’envoyer quelques missiles à ses adversaires anciens et actuels. « En 2001, nous avons mis fin à l’hégémonie de ceux qui détenaient la ville depuis plus de soixante ans et qui en avaient fait un peu leur propriété. » « Entre l’enlisement et l’audace, les Dijonnais avaient choisi l’audace. » Voila pour les références à l’ère Poujade. Mais l’opposition municipale actuelle n’a pas été oubliée. « Les élus de l’opposition ont fait courir les rumeurs les plus folles. Par leurs arguments outranciers, ils n’ont pas servi l’image de notre ville. » Et le premier magistrat de Dijon s’est encore une fois étonné que François-Xavier Dugourd ne divulgue sa liste que quarante-huit heures plus tard !
La sienne a donc été renouvelée à la louche à environ 30 %. Plusieurs poids-lourds de la première aventure municipale sont toujours là : Alain Millot, Colette Popard, Françoise Tenenbaum, Jean-Patrick Masson, Pierre Pribetich, Gérard Dupire ou encore André Gervais. Le MoDem est représenté par sept colistiers, son leader départemental François Deseille apparaîssant en cinquième position. Figurent également sur cette liste ouverte des Verts, des communistes, des membres du MRC ou des représentants de la société civile tels l’ancien préfet Daniel Cadoux (55e) mais surtout Nathalie Koenders. Cette jolie blondinette de 30 ans, militante au PRG, ancienne sportive de haut niveau (canoë-kayak) et formatrice au CREPS se retrouve même bombardée numéro 2 sur la liste de François Rebsamen. Ou l’art de savoir bien s’entourer.



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