« J’ai subi des menaces »
27/02/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 87 | Par Jérémie Demay

La Gazette : Après de longues hésitations vous ne participerez pas à l’élection municipale de Dijon. Que s’est-il passé ?
David Lanaud-du-Gray : J’ai senti un véritable engouement autour de ma candidature et ma personne. Les gens m’arrêtaient dans la rue, dans les restos, et bien sûr dans les bars. Tous me remerciaient de mettre en route le réveil de la ville. Malgré le peu de couverture médiatique autour de mon projet, les Dijonnais étaient heureux de voir qu’enfin quelqu’un s’intéressait à eux. J’ai fait un sondage qui me donnait près de 14% des voix. De plus, il me suffit de regarder Facebook pour savoir qui des candidats aurait eu le plus de voix. J’ai 360 membres, alors que Rebs atteint timidement les 158, et Dugourd est à peine à 145 inscrits. Fallait-il continuer ? Je ne pense pas. Mon but n’est pas de fausser l’élection, mais je souhaitais proposer un vrai projet pour les Dijonnais. Réveiller la ville pour ses habitants. Quand on voit les slogans des deux candidats principaux, c’est effrayant. D’un côté, Dugourd souhaite une étape pour Dijon. Or, une étape, selon le dictionnaire, c’est fait pour se reposer. Mais moi, je veux réveiller tout le monde. De l’autre, c’est Dijon ensemble… Tellement ensemble qu’il a refusé de venir sur ma liste… En plus, j’ai subi des menaces.
Ah, bon, de quel ordre ?
J’ai retrouvé des cadavres d’animaux dans ma boîte à lettres. Je ne souhaite pas en dire plus. Je suis très choqué par ces méthodes d’un autre âge.
Mais c’était quoi ces bestioles ?
Des moucherons, des araignées. (Il reprend son souffle en tremblant). Qui me dit que cette araignée n’était pas venimeuse ? J’ai eu très peur.
Des candidats vous ont-ils sollicité pour appartenir à leur équipe ?
Oui, ils m’ont envoyé leurs émissaires. Ces derniers m’ont fait des sous-entendus très ambigus. Mais j’ai refusé toute tractation. Je ne suis ni de gauche, ni de droite. Je suis simplement un citoyen ne souhaitant qu’une seule chose : le bonheur des Dijonnais. C’est sur ce point que je ne leur ressemble pas. Cependant, j’avais proposé à Rebs et à Dugourd d’être numéro 3 sur ma liste. Mais la seule chose qui les intéresse, c’est la place de chef.
Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Je suis fier de voir que ma candidature à fait écho en dehors des frontières du département. Beaucoup de médias m’ont contacté : l’Express, le Monde, CNN, la BBC, Canal +… Au moins, pour une fois les médias se sont intéressés à Dijon pour autre chose que la moutarde.
Cependant, je reste satisfait de mon action vers les Dijonnais. Par ma candidature, j’ai souhaité donner une impulsion nouvelle à notre ville. Maintenant, j’attends de voir ce que va faire celui qui sera élu. Il est urgent qu’il organise un Grenelle de la fête pour le bonheur de ses administrés. J’en ai marre de voir ces politiques professionnels déclarer vouloir le bien-être des Dijonnais et ne rien faire pour. Si jamais ce message fort du bonheur pour tous n’est pas entendu, je serai contraint de me présenter la prochaine fois. Le bonheur des Dijonnais ne doit plus attendre .
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