Politique

Japiot reste chez lui

27/02/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 87 | Par Alexis Billebault

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Après avoir envisagé de présenter une liste dissidente, Yves Japiot a finalement décidé de ne rien faire.

Depuis plusieurs mois, il affirmait se tenir prêt. Candidat malheureux à l’investiture UMP au profit de François-Xavier Dugourd, Yves Japiot avait fait des pieds et des mains pour être a posteriori désigné comme tête de liste, essuyant le refus poli mais ferme de Louis de Broissia, le patron de la droite départementale. L’ancien candidat aux municipales de 1995, qui a longtemps laissé supposer qu’il pourrait présenter une liste dissidente a préféré se retirer du jeu. « Je ne veux pas participer à un suicide collectif. Ma décision a été prise quelques jours avant la date limite pour le dépôt des listes. J’ai consulté notamment Bernard Depierre. Je sais que des personnes espéraient autre chose, ma décision va sans doute les décevoir, mais je ne veux pas aller dans le mur. Tout le monde constate que la tête de liste à Dijon ne rassemble pas, que la mayonnaise ne prend pas. D’ailleurs, il me semble que même Louis de Broissia n’était pas présent lors de la présentation de la liste de François-Xavier Dugourd. De plus, le contexte national n’est vraiment pas favorable. Non seulement nous allons perdre à Dijon, mais nous risquons également de laisser le département à la gauche. »
Et l’ex-membre de l’UDF de faire ses comptes. « L’opposition municipale est à mon avis partie pour une traversée du désert de quinze ou vingt ans ! Tout ce qui a été fait depuis plusieurs mois va nous conduire au désastre. C’est un véritable suicide organisé. » Et quand on lui glisse que son attitude pas toujours lisible n’a guère contribué à unir son camp, Yves Japiot botte en touche. « Moi, je me suis positionné très tôt parce que j’estimais pouvoir battre François Rebsamen. Il en a été décidé autrement. Si j’avais fait campagne, je peux vous dire que François Rebsamen n’aurait pas été épargné. Ce monsieur a été trotskiste et pratiquait l’agit’prop (ndlr : agitation et propagande). Désormais, il excelle dans la manip’prop (ndlr : manipulation et propagande). Ce sondage du Nouvel Observateur, un média de gauche, est un scandale, puisque mon nom y apparaîssait alors que je n’étais pas candidat… » Et le maigre score – 4 % -  récolté dans ledit sondage n’a pas influé sur sa décision de ne rien faire. « Je peux vous le jurer. Et puis, je ne suis pas un pro de la politique. J’ai une vie professionnelle. Je vais me mettre en réserve » . 



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