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La pédale de la découverte

27/02/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 87 | Par Jérémie Demay

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Premier coup de pédale pour Velodi. Voici tout ce que vous devez savoir sur les vélos en libre service, avec un test grandeur nature effectué par des personnalités des la cité des Ducs.

Premier coup de pédale pour Velodi
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Après quelques mois de retard, les Velodi débarquent en ville. Ce cousin du Vélib’ parisien est pourtant bien différent. Le principe reste cependant le même : proposer en libre service des vélos en location. Plusieurs modifications notables ont été apportées. Premièrement, ce n’est pas JC Decaux qui les commercialise, mais Clear Channel. Cette multinationale se compose de trois groupes : Clear Channel Communications, un diffuseur de radio, Clear Channel Outdoor pour la publicité urbaine, et Live Nation, organisateur d’évènements et de spectacles. C’est également Clear Channel qui s’est occupé de coller les affiches pour la présidentielle de 2007.
Pour la partie des Velodi, c’est la branche Clear Channel Outdoor qui est en charge du dossier. La partie n’était pas gagnée d’avance pour Clear Channel puisque JC Decaux fort de son expérience parisienne semblait être le candidat idéal. De plus, Decaux sous-traite la fabrication de ses vélos par l’entreprise dijonnaise Lapierre. Mais Clear Channel s’est engagé à payer au Grand Dijon 1,8 millions d’euros par an et jusqu’en 2023 à partir de 2009. Ce qui fait un joli chèque de plus de 25 000 000 euros qui iront directement dans les finances publiques de la communauté d’agglomération. Forcément, ça pèse dans la balance. De plus, Clear Channel s’est plié aux exigences techniques que souhaitait le Grand Dijon (voir encadré page 13).
Côté pratique, le Velodi c’est 40 stations avec plus de 400 vélos disponibles. La plaquette promotionnelle de Clear Channel précise : « simple et rapide, vous accédez à votre vélo en moins de 10 secondes. » Pour les abonnements, là aussi Clear Channel a cherché la simplicité. Les 1 000 premiers abonnements étaient gratuits, jusqu’au 30 mai ce sera 6 euros, et enfin à partir 31 mai, l’abonnement coûtera 24 euros par an. En sachant que les 30 premières minutes seront toujours gratuites. Pour s’inscrire, deux solutions: soit velodi.net ou alors en téléphonant au 0800 200 305. Ensuite, il faut patienter 10 jours, et les rues de Dijon seront à vous. Les Velodi seront disponibles pour le public dès vendredi lors d’une grande fête place de la Libération .

 

En selle pour Velodi

En avant-première la Gazette a demandé à plusieurs
personnalités Dijonnaises de prendre le guidon d’un Vélodi, dont le lancement est programmé le 29 février prochain. Impressions à chaud…

Stéphane Conchon, animateur à France bleu Bourgogne :
Ces vélos sont très bien. En plus, ils sont confortables et maniables. Je suis vraiment fan que la chaîne soit remplacée par un cardan. Maintenant, il faudra juste que je révise mon code de la route pour savoir où je peux rouler, puisque entre les voies de bus, les voitures, et le sens des pistes cyclables je m’y perds un peu. Prendre un vélo pour circuler en centre-ville est vraiment pratique. J’en ai marre de prendre des PV ou pire de payer la majoration. »

Abdouylaye M’Baye, basketteur à la JDA :
C’est sympa et confortable. Le vélo est léger et il se manie bien. C’est très pratique. On peut passer partout contrairement à la voiture. Cependant, je ne sais pas si je vais l’utiliser. »

Le lapin de la JDA : C’est super. Pour découvrir Dijon, c’est l’idéal. Avec cet outil, la ville se met à la page. Il est très maniable. Le fait qu’il n’y ait pas de chaîne va éviter aux gens en costume de se salir. Les trois vitesses sont vraiment appréciables. Il y a beaucoup de stations, et comme Dijon est relativement plat, il n’y aura pas les problèmes d’approvisionnement des stations comme à Paris. Je serai amené à l’utiliser. En plus, le prix est attractif. »

Patrick Laforet, président de la CCI de Dijon :
Ce vélo me laisse une bonne impression. Je le voyais plus lourd, mais au final, il est assez léger. Les trois vitesses sont bien adaptées à la ville. Dès que ça monte, cela entraîne un réveil musculaire qui n’est pas désagréable. Le vélodi donne un sentiment de liberté très fort. Je vais l’utiliser puisqu’il existe une station à la sortie de mon bureau et une autre devant la CCI. J’ai d’ailleurs demandé à ce que les employés de la chambre puissent avoir un abonnement. Sincèrement, j’adore, j’adhère. »

Véronique Pecqueux-Rolland, handballeuse du CDB et de l’équipe de France :
Mon sentiment est très positif. C’est pratique pour toute la population de Dijon. Les trois vitesses sont agréables. Sans oublier le panier pour mettre le sac-à-main. La conception générale du projet me plaît. »

Didier Levy, président du GIE la Toison-d’Or :
Le vélo est simple à utiliser. Je ne suis pas un sportif dans l’âme, et pourtant je suis séduit. Les vitesses se passent bien. Au début, le bruit que fait la transmission par cardan est surprenant. Cependant, quand on passe sur les pavés , on est un peu secoué mais c’est normal. Je pensais trouver un vélo lourd, mais pas du tout. »

Frédéric Lesueur, président de l’association des commerçants du centre-ville « Dijon, je t’aime » :
Je suis très content de ce vélo. Il est sympa, joli avec une allure contemporaine. J’ai beaucoup apprécié la transmission par cardan. C’est une riche idée. Ce vélo donne une autre image de Dijon. C’est une bonne chose pour les commerçants du centre-ville. Pour les touristes, cela va-être un plus indéniable. »

Patrice Tapie, président de la CGPME 21 :
Je trouve le velodi sympa. Maniable, c’est vraiment le mot qui convient. On retrouve le plaisir de la découverte. C’est plus une habitude à réapprendre. Personnellement, j’ai déjà un vélo. C’est reposant et non polluant. C’est une opportunité pour les citadins de se réapproprier leur ville. »

Thierry Caens, trompettiste
Je ne suis pas un grand sportif. Je peux le dire, tout le monde pourra utiliser les Velodi. Ils sont simples, maniables. Les vitesses se passent très facilement. On profite réellement de la ville. C’est formidable. Mais, il faut faire attention car cela nous donne un faux sentiment de liberté. La Camerata s’installe prochainement dans la chapelle de l’hôpital général. Avec le Velodi, je pourrai me rendre dans mes cantines préférées en centre-ville sans souci. En plus, cela me fera faire un peu d’exercice. Les bus nous imposent leurs horaires et leurs trajets. Alors que là avec ce Velodi, c’est la liberté. »

 

Le vélo du futur déjà présent

La première grande innovation du Velodi : son mode de transmission. Exit la chaîne salissante qui déraille souvent et se brise sous les plus fortes impulsions. Le Grand Dijon souhaitait autre chose. Clear Channel a trouvé le cardan. Plus robuste et plus fiable, le cardan permet également une plus grande rapidité dans le passage des vitesses.
La deuxième innovation vis-à-vis du Velib’ parisien : son système d’attache aux bornes. Le Velodi en effet s’accroche par le panier grâce aux deux tétons placés en dessous. Plus de mauvaises surprises d’un mauvais enclenchement. Une fois posé, le compteur de la location s’arrête immédiatement. De plus, la légèreté de l’engin permet de le placer très rapidement et sans effort.
Enfin, dernière innovation : une sorte d’aileron de requin inversé situé juste en dessous du pédalier. Ce morceau de cadre n’a l’air de rien, mais en descendant les trottoirs c’est lui qui protègera la structure du cadre ainsi que la mécanique du pédalier .



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