Pour un grand tennis
27/02/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 87 | Par Jérémie Demay


La Gazette : Comment avez-vous pu participer à ce tournoi important malgré votre âge ?
Julie Gervais (-15) : En fait, c’est notre entraîneur qui a demandé à la fédération un well card (invitation pour rentrer directement dans le tournoi). Pour ma part, et du fait de mon classement, il a demandé une well card tableau final. Ainsi, je n’aurai pas à passer les qualifications.
Lise Marwac (-2, 6) : Moi, j’ai eu une well card qualification.
C’est la première fois que vous participez à un tournoi de cette envergure ?
Lise Marwac : Non, pour moi c’est la quatrième fois. Toutes les deux, nous avons déjà fait deux 10 000 dollars (ndlr: dotation globale du tournoi) en septembre (ndlr: comme l’Open Gaz de France). Sinon j’ai joué un 75 000 dollars la dernière saison. Mais toujours grâce aux well cards.
Vous vous êtes fixée des objectifs pour ce tournoi ?
Julie Gervais : Non, on y va pour gagner. Après on verra bien ce qui va se passer. Il ne faut pas se prendre la tête. Je serais déçue de me faire sortir rapidement. Je ne vais pas me mettre de pression. On n’a rien à perdre.
Quand on participe à ce genre de tournoi, il est important de gagner bien sûr. Mais en plus cela rapporte des points au classement WTA…
Julie Gervais : Quand on est dans le tableau final et qu’on passe des tours on gagne des points WTA qui nous permettent d’avancer dans le classement. Toutes les deux, pour le moment, nous n’avons aucun point WTA.
Lise Marwac : Les qualifs peuvent être difficiles puisqu’il y a des filles qui sont à -15 ou -30 qui ont déjà des points WTA. Ca peut donc être difficile. Il faut savoir que les points WTA ouvrent beaucoup de portes. Nous n’avons plus à demander de well card. Pour les tournois 10 000 dollars, on n’est plus forcément obligé de passer par les qualifications. C’est vraiment plus facile pour participer à des tournois. Même si on a un point. On passe devant toutes les -15, -30 qui n’ont pas forcément de points.
Depuis quand pratiquez-vous le tennis ?
Lise Marwac : J’ai commencé à sept ans. Mon frère jouait déjà, ainsi que mes parents. C’est en quelques sorte le sport familial. Après, au fil des années, j’ai commencé à avoir un bon niveau. Maintenant mon frère peut m’accrocher encore de temps en temps puisqu’il est 5-6. En même temps, ma maman ne joue pas spécialement très bien.
Julie Gervais : J’ai commencé le tennis à quatre ans. Mes parents jouaient un peu déjà. Comme ce sport m’a plu, j’ai continué.
Vous avez toutes les deux respectivement 16 et 15 ans. Vous allez donc encore à l’école. Comment faites-vous pour concilier les cours en classe et ceux de tennis ?
Julie Gervais : On est au CNED toutes les deux, ce qui nous libère du temps pour s’entraîner. On est en première et il y a pas mal de cours. C’est plus pratique de les suivre par correspondance.
Revenir en haut de page


























