Sport

Le tennis en développement

26/03/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 91 | Par Jérémie Demay

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Les 3, 4, et 5 avril, va se dérouler au Staps le premier colloque sur le tennis. Au programme : débat sur le présent et le futur du tennis.

Tennis

La Gazette : A quoi sert ce genre de manifestation ?
Amandine Mounier, étudiante en master 2 au Staps :  Ce congrès est fait pour réunir tous les acteurs du tennis français et un peu étranger. C’est-à-dire des professionnels de l’entraînement, des scientifiques, des personnes spécialistes dans le management comme des distributeurs d’articles de sport. C’est vraiment un colloque où il n’y aura pas de ségrégation avec juste l’entraînement, ou juste des scientifiques. L’originalité du congrès est de regrouper tous ces acteurs qui font vivre le tennis sur trois jours afin d’établir des perspectives de développement.
C’est la grande problématique de ces trois jours : quel sera le tennis de demain…
Oui. C’est pour cela qu’il y a trois axes : matériels, innovations, et développement ; métiers, apprentissage et formation ; enfin on abordera l’entraînement de haut niveau et la santé. Ces trois axes regroupent la majorité des thèmes. Ainsi, quand on va parler de la santé, en toile de fond, il y aura notamment le dopage.
Dans les domaines de réflexion, on trouve le matériel. A quoi va ressembler le tennis de demain ?
Le matériel est en perpétuelle évolution au niveau des composants de raquette, cela va aussi avec le textile. Après, la pratique du tennis va être moins standardisée. On va pratiquer le tennis de manière plus folle comme le tennis rollers qui commence à se développer. Même si cela n’est pas encore organisé, des personnes jouent déjà au tennis en rollers. On peut imaginer aussi prendre d’ autres sports et les intégrer sur un terrain de tennis. Peut-être que la balle va changer…
Julie Tribbia, étudiante en Master 1 au Staps : on peut jouer aussi dans plusieurs milieux comme l’urbain tennis qui se développe de plus en plus. Cela évite de jouer forcément au tennis dans le cadre des grillages et  induit une pratique plus libre, accessible à tous, et plus ludique. Peut-être que plus tard moins de personnes pratiqueront le tennis avec les règles que tout le monde connaît. Ce sport sera comme la société d’aujourd’hui où l’on est un peu contre toutes les règles et toute la discipline.
En fait, le but de ce colloque est de sortir le tennis du traditionnel cours pour le rendre plus accessible ?
Amandine Mounier : Dans ce colloque, nous restons dans un cadre très formalisé puisqu’ il y aura beaucoup de personnes de la fédération française et internationale. Ce sont des gens conservateurs. Mais l’objectif premier est de faire le bilan de ce qui se fait aujourd’hui pour envisager des perspectives tout en restant sur les bases. On parle plutôt de l’évolution autour de la pédagogie. Cependant nous avons voulu mettre l’accent sur l’aspect des autres pratiques du tennis puisque le jeudi nous faisons un spectacle sur le tennis dans la société de demain. C’est un clin d’oeil à toutes ces évolutions.



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