Touristes, qui êtes-vous ?
17/07/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 106 | Par Jérémie Demay

La Gazette : quelles sont les missions de Côte d’Or tourisme ?
Jean-Pierre Rebourgeon, président de Côte d’Or tourisme : C’est une association loi 1901 qui est une émanation du conseil général. C’est le fer-de-lance du conseil général pour la promotion touristique. C’est-à-dire faire en sorte que les touristes qui viennent nous voir soient les mieux accueillis possible.
D’où viennent les touristes qui séjournent en Côte d’Or ?
Grosso modo, la moitié est étrangère, l’autre partie est française. Pour ce qui est des Français, les deux gros bassins d’origine sont les bassins parisiens et la région lyonnaise. Cela, bien sûr, ne prend pas en compte les Bourguignons. Pour les étrangers, nous avons beaucoup de Hollandais, de Belges, et d’Allemands. A noter que les Britanniques viennent de plus en plus.
Le département tire-t-il profit de l’euro fort ?
Pas tant que cela. Ce n’est pas forcément un élément favorable. Mais pour l’instant, il est trop tôt pour avoir des estimations.
Quelle est la proportion du tourisme d’affaires ?
Nous souhaitons attirer ce genre de tourisme. Traditionnellement, le touriste qui vient en Côte d’Or est de court passage, guère plus d’une nuitée et plutôt haut de gamme. Notre souhait est de diversifier ce niveau d’accueil des touristes dans deux directions : le tourisme d’affaires, et augmenter la durée des séjours avec un caractère plus familial et plus orienté vers la nature, l’eau, les paysages. Autant d’atouts qui sont ceux de notre département.
Comment viennent ces touristes dans le département ?
Principalement en voiture. Cependant, avec le contexte économique, on voit de plus en plus les touristes venir en train.
Et l’aéroport de Longvic est-il réellement un atout majeur pour le tourisme ?
Il y a eu une ligne low cost qui a fonctionné pendant huit mois entre Londres et Dijon. Nous avons accueilli en huit mois 80 000 personnes.
Pourquoi cette ligne n’existe-t-elle plus ?
A priori pour des raisons économiques ou des raisons d’organisation de la ligne. Je ne connais pas les vraies raisons. Dès que l’on pourra accueillir à Dijon une ou plusieurs lignes low cost, cela amènera instantanément un public stable. C’est pourquoi nous devons poursuivre cette démarche.
Quels sont les inconvénients du département ?
Le climat, mais cela on n’y peut rien. Les années où il fait beau, les gens viennent beaucoup, mais dans le cas contraire, les gens vont plus loin chercher le soleil.
Combien rapportent ces touristes au département ?
En moyenne, un touriste de type vélo/route, dépense entre 100 et 150 euros par jour. Les touristes dépensent essentiellement dans le secteur de la nature et du terroir, avec des achats de produits locaux, de visites de caves.
Où vont-ils dans le département ?
Traditionnellement, la Côte d’Or attire par sa colonne vertébrale, c'est-à-dire l’axe Dijon-Beaune-Santenay. C’est notre locomotive. Mais notre souhait est de mettre en avant aussi les autres zones comme le Val-de-Saône avec le tourisme fluvial, et bien sûr tout le nord Côte d’Or avec tous les sites merveilleux que sont Alesia, les sources de la Seine. D’ailleurs, Alesia sera bientôt le site phare avec la mise en place d’un muséo-parc autour d’Alesia qui devrait accueillir entre 100 000 et 150 000 visiteurs par an.
Côte d’Or tourisme, vous avez un site internet, est-il beaucoup visité ?
C’est un site très prisé. Il est en réseau avec d’autres organismes, c’est pourquoi c’est un produit qui prend le pas sur le papier. La moitié des touristes qui viennent en Côte d’Or le font via internet .
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