Restez groupés
28/08/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 107 | Par Jérémie Demay

La Gazette : Comment est né ce dispositif d’achat groupé ?
Philipe Chaix, délégué FCPE à Genlis : Nous sommes les premiers à mettre cela en place en Côte d’Or. Nous avons commencé il y a six ans. Il existe ici une bonne entente entre le principal, les professeurs, et les parents. Nous étudions le problème du poids du cartable. Nous avons axé notre réflexion sur les classeurs souples et avoir pour toutes les matières le même type de cahier en grand format avec le même nombre de pages. De là, nous nous sommes dit « pourquoi ne pas acheter en gros les fournitures. »
Quels sont les avantages de ce système ?
Cela permet aux parents de gagner du temps en évitant de faire les courses pendant des heures. De juin à juillet, ils peuvent passer commande. Ensuite, ils viennent récupérer les affaires quelques jours avant la rentrée. De notre côté, tout les mois de juillet et d’août, nous préparons la liste des commandes avec notre fournisseur.
Justement, où vous approvisionnez-vous ?
Nous avons fait plusieurs devis sur la région, et chaque année nous en retenons un, avec les meilleurs prix bien sûr. Nous faisons travailler une papeterie Bourguignonne. Pendant une période, nous avons travaillé avec un centre commercial, mais ces structures sont moins disposées à ce genre d’opération. L’intérêt reste le prix moins élevé. Le gros souci pour nous demeure la réception puisqu’il faut tout trier.
Combien d’argent faites-vous économiser aux parents ?
On a calculé que cela va de 30% à 70% selon les articles. Depuis six ans que ce dispositif existe, tous les ans, nous avons 10% de parents en plus. Cette année, nous avons 260 lots commandés.
Combien faut-il de bénévoles pour s’occuper de cette tâche ?
Pour la partie gestion, nous avons un programme sur un tableur qui nous permet d’assurer un suivi des commandes. Cependant, la partie la plus difficile reste la réception, puisqu’il faut contrôler les factures, vérifier qu’il n’y a pas d’oubli. Une année nous avions reçu des cahiers qui ne correspondaient pas à notre commande. Il y avait tout de même 1 400 cahiers qu’il a fallu remplacer en deux jours. Nous sommes tous bénévoles. Nous étions nombreux quand ce dispositif a été mis en place, cependant maintenant l’aide des parents se fait plus rare. C’est pourquoi on se pose des questions pour les années suivantes. Nous avons besoin de bras pour venir nous aider .
Revenir en haut de page


























