Sport

Football : Piat s’inquiète

25/09/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 111 | Par Alexis Billebault

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Inquiétude. Le patron des footballeurs professionnels craint une influence trop importante des présidents de club.

Philippe Piat, le président de l'UNFP.

Maintenant qu’ils ont beaucoup contribué à ce que Frédéric Thiriez reste président de la Ligue de Football Professionnel pour encore quatre ans, les présidents de clubs professionnels ont bien l’intention de lui demander de renvoyer l’ascenseur. Notamment en modifiant les statuts de la LFP, et ceci dans le seul but de leur offrir la majorité absolue au conseil d’administration, où ils occupent 12 postes sur 25.
Le conseil d’administration de la LFP concerne plusieurs « familles ». Les présidents, qui disposent de douze représentants (les joueurs et les entraîneurs en ont deux chacun, la FFF, les médecins, les administratifs et la FFF 1 et les indépendants cinq), aimeraient beaucoup disposer de la majorité absolue. Comment ? En faisant passer le nombre de sièges occupés par les indépendants de cinq à trois et en récupérant, grâce à une modification des statuts, les deux places vacantes. Philippe Piat, l’ancien joueur de Dijon devenu président de l’UNFP, s’est largement répandu dans les médias cette semaine pour exprimer son inquiétude. « Si on n’a pas la possibilité de s’opposer à des décisions iniques, le football professionnel pourrait être ligoté par les présidents de club », a-t-il expliqué. Ce qui est d’ailleurs déjà plus ou moins le cas. Frédéric Thiriez, qui aimerait bien se débarrasser du problème, n’a d’ailleurs pas traîné pour solliciter Bernard Laporte, le secrétaire d’Etat, afin que celui-ci trouve une solution, de préférence en faveur des présidents. Mises au parfum que tout se tramait dans leur dos, les autres composantes du CA ont exigé et obtenu un rendez-vous au ministère de tutelle.
Car les intentions des présidents inquiètent non seulement les footballeurs, qui envisageraient de faire grève, mais aussi les autres familles du football professionnel. Le syndicat des entraîneurs (UNECATF) a évoqué dans un communiqué diffusé cette semaine, d’envisager « des actions dures à l’avenir. » Tout ce petit monde craint en effet que les présidents, au cas où ils disposent à l’avenir d’une majorité absolue au conseil d’administration de la LFP, n’en fassent qu’à leur tête et privilégient avant tout l’aspect économique. Mais que vont-ils imaginer là ?.



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