Sport

Handball : Denis Lathoud : « La victoire est impérative »

25/09/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 111 | Par Jérémie Demay

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Diesel. L'objectif du club de hand masculin de Dijon est clair : accéder à  l'Elite.

Denis Lathoud

La Gazette : L’an passé, le DBHB a surpris tout le monde en terminant à la 3e place de D2. Cette année, c’est la montée dans l’Elite ?
Denis Lathoud : Evidemment que c’est la montée. Dans la suite logique du plan que l’on a monté au club, la première année on devait se maintenir, l’an passé nous devions terminer entre la quatrième et sixième place. Cette année, l’objectif naturel est de jouer la montée. Nous ne sommes pas très bien partis pour l’instant (un match nul et une défaite, ndlr). Cependant, nous conservons notre objectif.
En même temps, ce week-end vous ne jouez que la 3e journée. La saison ne fait que commencer…
Il n’y a rien de catastrophique. Maintenant, il faut enquiller les trois matches avec trois victoires. C’est ce que j’ai demandé aux joueurs. Ceci nous permettrait d’être dans les deux premiers. Après ces deux premières rencontres, il est obligatoire de rectifier le tir. Ce n’est pas le fait d’avoir perdu, c’est surtout la manière qui me gène le plus. On est impuissant. Nous avons trop de pertes de balle pour prétendre à gagner des matches. Sur notre dernière rencontre, nous avons 19 pertes de balle, contre 5 en face. Cela fait un écart de 4 ballons. Après cela, il est très difficile de gagner un match.
L’effectif a pas mal bougé depuis l’an passé. Cela affecte-t-il la cohésion dans le groupe ?
Nous avons changé la moitié de l’équipe. Il y a un temps d’adaptation. Il est normal que les joueurs aient moins d’affinités puisque depuis deux ans le groupe avait peu évolué. Il faut laisser le temps au temps.
C’est une volonté de votre de part de changer l’équipe ?
Sur cinq joueurs, deux ont pris leur retraite, et deux auters ont souhaité partir . Ce n’est pas moi qui les ai mis dehors. Il n’y a qu’un seul joueur que je n’ai pas souhaité garder.
Que manque-t-il au DBHB ?
Il nous manque notre ligne d’arrières. Pour moi le hand commence avec nos arrières. Aujourd’hui, ils sont incapables de marquer. Soit ils se mettent la balle sur le pied, soit ils ratent le cadre. Si le hand n’est pas construit par les arrières, il est difficile de gagner des matches. C’est à eux de prendre leurs responsabilités et de se mettre au niveau de cette D2. Sinon, on va patauger. Je n’ai pas à me cacher derrière quoi que ce soit. J’assume mon recrutement, j’ai confiance dans mon équipe. Nous avons un peu de retard à l’allumage, sauf si on enchaîne les trois prochaines victoires. Il n’est pas utopique d’annoncer la montée. Il faut gommer ce défaut de perte de balle qui nous empoisonne la vie.
Vous attendez le match référence ?
Non, puisque nous l’avons déjà fait pendant nos matches de préparation contre Dunkerque. J’attends que l’on joue à notre vrai niveau. Mais on perd trop de ballons et on prend des contre attaques derrière. Je ne peux pas greffer des doigts à mes joueurs. Je ne suis pas chirurgien.
Peut-être rajouter de la colle…
C’est peut-être là que le bât blesse, ils en mettent sans doute un peu trop !
Le championnat est très long. Peut-être est-il préférable de commencer doucement pour ne pas exploser en vol ?
J’aurais tendance à dire non. Cependant, c’est ce que nous avions vu il y a deux ans. Nous avions quatre victoires et deux nuls. Nous étions invaincus en six journées et nous avons enquillé neuf défaites derrière. L’an passé, nous avons commencé par deux victoires et trois défaites, pour enchaîner ensuite sur neuf victoires. On ne sait jamais sur quel pied danser dans cette poule. Cependant, je sais que la plus régulière montera en 1ère division, et pas forcément la plus forte.
Samedi, vous recevez Villeurbanne, bien sûr vous visez la victoire…
Non, ce n’est pas que nous espérons gagner, nous n’avons pas le choix. La victoire est impérative. Un point c’est tout. Aujourd’hui, on se doit de gagner Villeurbanne, Mulhouse et Aix-en-Provence. Ce sont trois gros morceaux, mais nous avons déjà perdu trop de points .

Le DBHB reçoit Villeurbanne samedi 20 h 30 au Palais des sports



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