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Rendez-vous dans dix ans

25/09/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 111 | Par Jérémie Demay

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Bougie. Dix ans que les lycéens du journal Typo donnent rendez-vous aux lecteurs des quatre quotidiens de la région une fois par mois.

Cette année, douze jeunes sont partis au Maroc pour éditer typo extramuros.

Typo, c’est une page magazine mensuelle qui permet aux futurs bacheliers de s’exercer aux métiers du journalisme et d’être publiés vers un public que Dominique Guay estime à plus de « 500 000 lecteurs potentiels ». C’est d’ailleurs Dominique Guay, prof de maths dans la vie, qui a aidé les lycéens à monter ce journal.
Typo est une vraie rédaction avec ses rédacteurs, ses photographes, ses webmasters, et même ses caméramen. Depuis le début Typo est précurseur, profitant des idées des jeunes qui feront le journalisme de demain. Dans ce sens de découverte, Typo a ouvert son site internet avec articles, photos et vidéos dès 1999. Accaparés par l’idée des nouvelles technologies, les typoïstes exécutent dans la foulée leurs premiers web-directs depuis le salon de l’Education à Paris.
Derrière la volonté d’ouvrir les lycéens au monde, l’académie de Dijon via le Clemi voit plus loin : « Nous sommes dans une société de plus en plus médiatisée. Nos élèves sont soumis à ce flot d’infos. Nous devons leur apprendre qui est l’émetteur de l’information, et quelle est sa légitimité. C’est important de leur montrer qu’il faut recouper les informations », explique Dominique Guay. Rien de tel pour former la jeunesse que les voyages. Certains typoïstes volontaires sont partis au Maroc, en Roumanie, au Vietnam, au Canada… Cependant, il ne faut pas croire que ces séjours ne sont que des vacances puisque au retour les journalistes doivent rendre leurs copies. Cette année par exemple,  douze jeunes sont partis au Maroc et ont édité Typo extramuros. Quatre-vingt cinq pages de textes et de photos, ainsi qu’une quarantaine d’articles connexes postés sur le net. Et tout cela monté en cinq mois. En sachant que les typoïstes ont eu également le bac à passer durant cette période…
Au salon de l’Education de 2001, Jack Lang, alors ministre de l’Education, s’était penché sérieusement sur Typo. Exprimant tour à tour son enthousiasme pour le projet, puis sa surprise que ce concept ne soit pas national. « Cela ne s’est jamais réalisé. En même temps, Typo c’est une rencontre entre des élèves, des responsables de presse, et des profs », raconte Dominique Guay.
Depuis dix ans, plus de deux cent signatures se sont succédées dans les pages des quatre rédactions de Typo. Pour une dizaine de typoïstes, cette aventure unique en France a permis d’ouvrir une porte pour une première expérience et ainsi rentrer dans la profession. Comme quoi, il n’y a pas que dans les séries télé que le journal du lycée mène à de grands titres nationaux.



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