Campus

Campus quinquagénaire

30/10/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 116 | Par D.R.

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Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée.

Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée.
Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée.

Le Campus fête cette année ses 50 ans. En effet, c’est en 1958 que la première faculté ouvre ses portes sur le site de Montmusard. A l’époque, choisir d’installer les universités sur un terrain unique en périphérie de la ville, à l’américaine, est une idée audacieuse et lumineuse. On le voit bien, des campus à l’intérieur de la ville, et réparti sur différents sites dans la cité sont handicapé par le manque d’esprit d’appartenance à une communauté universitaire. De plus, avoir son propre terrain offre la possibilité de l’aménager aux besoins directs des étudiants. Mais l’université à Dijon n’a pas attendu 1958 pour s’installer. En effet, dès François 1er (XVIe) émet le souhait d’implanter une fac à Dijon. Mais il faudra attendre 1722 pour que l’enseignement supérieur soit délivré dans la capitale des Ducs. Ce premier bâtiment est installé au couvent des Jacobin. Pour l’inauguration, tout le Parlement de Bourgogne s’est déplacé avec à leur tête le président Berbisey. Les cours dispensés concernent le droit. En effet, les enfants des pontes de la ville de l’époque étaient dans l’obligation de quitter Dijon pour aller, la plupart du temps, à Besançon. Les cinq professeurs et les trois agrégés de la fac de droit sont tous avocats. L’effectif de la première université dijonnaise ne dépassera jamais 200 étudiants. On est bien loin des amphis archi bondés de première année de droit. Arrive la fin de l’Ancien régime qui fera fermer la fac en 1792. Il faudra attendre 1806 pour que Napoléon rouvre les portes de l’université. En 1808, la fac de droit est rejointe par la fac de lettres, et une école secondaire de médecine et de pharmacie.
L’université se développe doucement. A l’époque, accéder aux études supérieures était encore réservé à l’élite. En 1945, l’université est menacée de fermeture. En effet, un projet du gouvernement souhaite déplacer les 950 étudiants soit à Besançon, Lyon, ou Paris. L’année suivante, la fac est sauvée et lorgne la butte Montmsard pour s’installer.  La première fac à sortir de terre est la faculté des sciences, suivie 10 après par celle des Lettres. Depuis, le campus est en perpétuel chantier. En 1997, l’amphi Galilée, le pôle de gestion (à coté des amphis Platon et Aristote), et la maison de l’université sont inaugurés. En 2003, c’est le pôle AAFE, en 2005 c’est au tour de la Maison de l’étudiant… Dans cette même dynamique de développement les logements des étudiants est entrepris avec des 1959, l’ouverture des pavillons Bossuet et Lamartine. La dernière résidence construite sur le campus est la résidence Antipode réalisée en 1992 avec un concept avant-gardiste. En effet, l’architecte de ces bâtiments souhaitait présenter le bon et le mauvais de la ville. Le bon, c’est l’intérieur des appartements, le mauvais côté c’est l’extérieur en béton brute et gris… fallait y penser !
Aujourd’hui, le développement du campus n’est pas achevé. En effet, même s’il reste peu de place sur ce territoire chaque centimètre carré est utilisé à bon escient. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le Staps où le moindre brin d’herbe est dédié au sport.  Mais cette croissance de l’Université de Bourgogne dépasse maintenant le campus. En effet, une alliance est envisagée entre Besançon et Dijon : « il y a deux aspects. Tout d’abord le grand campus qui est le partenariat avec les acteurs de l’enseignement et de la recherche sur le campus de Dijon. L’autre dimension est interrégionale puisque nous nous associons avec l’université de Franche-Comté. Le but est d’associer de plus en plus étroitement les deux universités puisqu’ensemble nous pourrons former un pôle de poids dans le paysage national » explique Sophie Béjean la présidente de l’Université.
Maintenant la nouvelle mission que doit réussir le campus et l’université de Bourgogne est de continuer à s’ouvrir sur le monde extérieur afin de mieux préparer ces étudiants au marché du travail .



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