Fauteuil cherche postérieur
30/10/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 116 | Par Jérémie Demay

« Si François Sauvadet m’accorde ce rendez-vous que je lui demande depuis un mois, je ne le regretterai pas, en revanche, si je n’arrive pas à le voir, là il me manquera », s’émeut François Rebsamen qui, frappé par la loi contre le cumul des mandats, est dans l’obligation de démissionner de son fauteuil de conseiller général. Il le quitte, mais reste confiant. Dijon V, cette circonscription englobant la Fontaine d’Ouche, le quartier de la gare, et quelques autres communes périphériques de Dijon, restera à gauche. Mais quand Rebs évoque toute sa nostalgie de quitter ce secteur qui lui a offert son premier mandat en 1998, le sénateur-maire de Dijon reste réaliste quant à la pérennité de l’Assemblée départementale : « Je ne suis pas persuadé que le conseil général soit vecteur d’un développement à l’avenir. Je ne crois pas que l’on puisse le supprimer. J’espère simplement qu’on en modifiera le mode de désignation pour qu’enfin il y règne la justice démocratique ». Et oui, puisque même si ce message d’adieu du Duc demeure émouvant, il ne faut pas perdre de vue que la campagne électorale pour les cantonales partielles a bel et bien commencé. Comme le soulignait la Gazette de la semaine dernière, le PS sera représenté par Laurent Grandguillaume, et la droite a désigné Catherine Williams, la même qui s’était inclinée face à François Rebsamen lors du dernier scrutin départemental. Pour l’instant, seuls les socialistes sont en rythme de croisière, puisque à droite, la campagne n’a réellement commencé que cette semaine. « Nous, avec Laurent Grandguillaume, on va faire campagne. On s’en occupe de nos concurrents », précise François Rebsamen. Si la droite débute lentement, c’est pour mieux afficher l’unité du parti derrière Catherine Williams, et ainsi limiter tout risque de divisions qui a fait tant défaut lors des sénatoriales .
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