Automobile

L’anti-langue de bois

06/11/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 117 | Par Andrea De Cesaris

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Essai. L'avantage avec Denis Lathoud, l'entraà®neur du Dijon Bourgogne Hand Ball, c'est qu'il est politiquement incorrect. Confirmation au volant de la toute nouvelle Citrà¶en C4.

Denis Lathoud

La Gazette : Quel rapport entretenez-vous avec l’automobile ?
Denis Lathoud : J’ai toujours aimé les voitures très puissantes et qui roulent très vite. Bon, maintenant malheureusement, on est obligé d’aller sur les autoroutes allemandes pour pouvoir rouler un peu.
Ce n’est peut-être pas très raisonnable en terme de sécurité ?
En ville, je suis d’accord. Il faut redoubler de prudence. Mais je ne suis toujours pas convaincu que la vitesse soit la première cause d’accident sur autoroute. Mais ne t’inquiètes pas… j’ai pris de l’âge et j’ai des enfants, alors je fais plus attention.
Qu’attendez-vous au quotidien d’une voiture ?
Avant tout pour la sécurité, un moteur procurant de bonnes reprises. C’est essentiel. Et puis comme je suis grand, il me faut une voiture habitable pour être à l’aise. C’est d’ailleurs le cas de la C4 que vous me faites essayer aujourd’hui. J’y suis vraiment à l’aise, on a un sentiment d’espace qui est vraiment appréciable. L’intérieur est bien d’ailleurs. Sobre et bien fini.
Et comment jugez-vous la ligne ?
Elle a de la gueule. De toute façon, il est clair que Citroën a vraiment changé de style depuis quelques années avec des lignes beaucoup plus dynamiques, voire sportives. Ca permet de vraiment rajeunir leur image.
Et sur la route ?
Elle est très agréable avec une direction directe. Une super tenue de route et un comportement très sain. Vraiment, c’est une bonne auto. Elle est équipée d'un moteur 92 chevaux, je crois ? Personnellement, je prendrais la motorisation au dessus, juste pour le plaisir. On ne se refait pas…
Il y a des motorisations encore plus puissantes…
Oui, mais là c’est pour Sébastien Loeb (ndlr :l’essai s’est déroulé le lendemain du 5ème titre de Champion du monde des rallyes du pilote français). J’ai d’ailleurs un grand respect pour ces pilotes qui, sur des routes non sécurisées, sont capables d’exploits incroyables.
Etes-vous sensible aux problèmes écologiques ?
Moi, je veux bien faire tous les efforts possibles pour l’environnement mais bon il y a des limites. Si on me demande de rouler en deuxième à 30 km/h pour moins consommer, je ne le ferai pas. Les constructeurs nous mettent à disposition des véhicules de plus en plus sobres, et c’est déjà une grande avancée. En fait, ce ne sont pas la vitesse ou les constructeurs qu’il faut mettre en cause mais le comportement de certains Français qui abusent en utilisant leur auto pour aller chercher leur pain au coin de la rue. Il faut les responsabiliser.
Vous le faites vous-même ?
Quand j’étais à Paris, je n’ai pas attendu les écolos pour marcher à pied. Mais, je le répète, il ne faut pas exagérer. On n'a plus le droit de conduire comme on veut, on n'a plus le droit de boire. C’est quoi la prochaine étape ? On n'aura plus le droit de  manger ?



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