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« Traduire concrètement l’éco-mobilité »

20/11/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 119 | Par Jérémie Demay

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Astucieux. Pour ne plus prendre la voiture en centre-ville, différentes actions sont menées comme la mise en place d'un accord entre Divia et l'entreprise, ainsi que l'arrivée dans 3 ans du tramway.

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La voiture n’est plus adaptée à la ville. Entre les embouteillages, le manque de places de stationnement, les frais inhérents au véhicule… bref, tenir le volant en ville est devenu inadapté à notre confort et à nos modes de vie. Bien sûr, la voiture reste pratique pour faire les courses ou partir en week-end. Mais la semaine, quand on va au travail, déplacer un objet de plus d’une tonne pour faire quelques kilomètres devient pathétique. La solution ? Prendre le bus, le vélo, les rollers… bref, tout sauf la voiture ! Pour aider les travailleurs dijonnais à se rendre à leur travail en bus, Divia a imaginé  un dispositif innovant et très simple : aider les entreprises à mener une réflexion sur le plan de déplacements entreprise aussi appelé le plan de mobilité. Durant plusieurs semaines, l’entreprise et Divia réfléchissent conjointement aux données du problème : combien de salariés habitent à moins de 300 mètres d’une ligne de bus ? Comment réduire le coût du dispositif ? etc. Bref, si au terme de ces réflexions, il s’avère que le PDE peut être mis en place, Divia et l’entreprise passent un accord. La Poste a justement réalisé cette démarche comme l’explique Philippe Bonmarchand : « au début de cette année 2008, une première convention a été conclue avec Divia au profit de nos agents de notre centre financier place du 1er mai. Au vu du succès de cette opération, on a pris la décision de généraliser cette convention à l’ensemble des postiers habitant sur le territoire du Grand-Dijon ». Il faut dire que l’offre est alléchante. Ainsi, pour les 170 premiers postiers volontaires, Divia a offert deux mois d’abonnement et de son côté la poste paie la moitié du reste. Au final, le ticket revient à 0,50 centimes ! Pour Divia, l’intérêt est double : habituer les habitants à prendre le bus, mais aussi démontrer sa volonté à devenir de plus en plus l’acteur de la mobilité.  « Il faut que Divia traduise concrètement l’éco-mobilité », expose Laurent Sénécat, responsable marketing de l’entreprise de bus. Cette traduction des idées aux actes passe par une réflexion encore plus globale des transports. Ainsi, dans les prochaines années avec l’arrivée du tramway, la palette des possibilités pour se déplacer sans voiture va s’agrandir. Dans ce sens, Keolis Dijon (société gérante du réseau Divia) réfléchit à un billet unique qui pourrait être valable à la fois pour le TER, mais aussi les bornes Velodi, les bus, et bien sûr le tramway. De plus, Divia, pour ses propres salariés, réfléchit en ce moment même à appliquer le PDE. Toutefois, certaines entreprises comme Ikea n’ont pas attendu Divia pour mener cette démarche et ont organisé elles-mêmes cette action. A ce jour, 12 entreprises ont signé cette convention avec Divia. Mais gageons que ce nombre va s’accroître avec l’arrivée du tramway. D’ailleurs, le tram vient à peine d’être voté au Grand-Dijon et déjà il rapporte un prix à la ville : le ticket vert de la fédération nationale des associations d’usagers des transports. Ce ticket récompense : « une politique cohérente et déterminée de développement des modes alternatifs à la voiture et de maîtrise du trafic automobile. Elle (la Communauté d’agglo) vient de décider d’introduire le tramway et de commander du matériel avec l’agglomération de Brest ». Au moins, les automobilistes du centre-ville d’ici 2013 auront toutes les cartes en main pour lâcher le volant .



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