Canton veut…
20/11/2008 | La Gazette de Côte d'Or n° 119 | Par D.R.

Après la présidentielle de 2007 et les municipales en mars dernier, une cantonale partielle, forcément, çela peut paraître un peu austère. Quand bien même celle-ci concerne le canton de Dijon V, d’où François Rebsamen, le maire de Dijon a démissionné, frappé par la loi du cumul des mandats depuis son élection en tant que sénateur. Pour autant, la campagne qui concerne pas moins de 30 000 personnes est acharnée avec à ma droite Katherine Williams, secondée par Lionel Fourré (voir Gazette n° 132), et à ma gauche un fidèle parmi les fidèles de Rebs, Laurent Grandguillaume. Lequel aidé de sa suppléante Céline Maglica est bien décidé à ne pas laissé le canton à ses concurrents. « Je les respecte mais je vois beaucoup d’incohérence dans leurs propos. Ils sont clairement soutenus par l’UMP qui à Paris prend des décisions qui vont dans le sens de la réduction des moyens dans l’éducation notamment, et ceux qui sont sur le terrain disent qu’ils vont les augmenter. C’est totalement contradictoire. Il y a un décalage entre les actes et les discours. Et c’est pareil en ce qui concerne la partie plus rurale du canton. Dans toutes les réunions publiques, j’ai rencontré des gens qui sont très inquiets sur la pérennité de leur bureau de poste. Que je sache, c’est bien la droite qui a mis en place la privatisation de La Poste ». Et quand on souffle au jeune candidat que François Sauvadet s’interroge sur sa potentielle disponibilité sur ce canton puisqu’il est déjà adjoint au maire et qu’il siège au Grand Dijon, la réponse fuse : « Si je suis élu, je serai totalement investi sur mon canton, contrairement à lui qui passe son temps à Paris et n’est pas assez présent pour assurer la présidence du département. » Et la crise dans tout ça ? « Tant dans la partie urbaine du canton que dans les zones plus rurales, je sens bien qu’il y a une vraie inquiétude liée à l’emploi. C’est pour cela que je me bats pour que les PME de ce canton puissent être aidées à travers la commande publique. C’est indispensable. Je m’étonne d’ailleurs du silence de l’équipe de Katherine Williams sur le sujet. » Une équipe que l’on dit chagrinée par la date de l’élection qui impose une campagne très courte. « Comme si c’était moi qui avait imposer cette date… je ne suis pas préfet », ironise Laurent Grandguillaume .
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