Economie

Les sports se multiplient plus vite que les financements

29/01/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 127 | Par Jérémie Demay

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Dijon, troisième ville sportive. Belle distinction certes, mais qui coà»te cher.

Gérard Dupire

ADijon, les clubs de sport sont légions. Or les finances de la ville ne sont pas extensibles. Difficile adéquation pour satisfaire tout le monde et dans le même temps proposer des sports de qualité. Pour ce faire, la mairie applique depuis quelques années un barème de manière très scolaire. Ainsi, pour avoir des subventions les clubs, quels qu’ils soient, doivent satisfaire à différents critères : nombre de licenciés, de personnes employées, d’animations sur l’année, d’interactions avec la vie de la cité, ou encore la nature du sport. Chaque catégorie est ainsi notée. Au final, toutes ces notes donnent un coefficient permettant ensuite de rentrer dans un tableau référençant chacune des subventions… Un peu compliqué, il est vrai. Mais ce dispositif possède l’avantage de placer tous les clubs sur un pied d’égalité. Contrairement à ce que racontent quelques rumeurs, la mairie ne souhaite absolument pas désavantager un club en lui enlevant des subventions : « cette multiplication des disciplines nous n’avons ni les moyens, ni même l’ambition de l’enrayer », explique Gérard Dupire, adjoint à la mairie de Dijon, en charge des sports.
Si à Dijon les clubs sont nombreux, les formations professionnelles ou quasi pros, sont dans la même dynamique : JDA (Pro A), DFCO (Ligue 2, foot), CDB (D1 hand féminin), DBHB (D2, hand masculin), DHC (Ligue Magnus, hockey-sur-glace), stade dijonnais (fed 1, rugby)… Tous ces sports ont un coût. Heureusement pour les finances municipales, c’est le Grand Dijon qui s’en occupe. Par exemple, le DBHB est en D2 de hand. Ils sont encore considérés comme des amateurs. Mais dès qu’ils monteront en Elite, les subventions basculeront automatiquement de la ville à la communauté d’agglo. « J’ai hâte, en tant que supporter, qu’ils montent en D1. Mais je suis également chargé du sport au Grand Dijon, et je ne peux pas déclarer avoir hâte de dépenser plus. En même temps, au niveau de la ville, c’est le seul chapeau que je peux soulever. Cela me donnerait un peu plus de souplesse. Il n’y a pas que le sport à Dijon, et mes collègues ont également besoin d’argent. » Tenter de garder les finances stables, ça c’est du sport !



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