Sport

Rugby : Jouer sans pression

29/01/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 127 | Par Jérémie Demay

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Difficile de jouer au rugby sur un terrain détrempé. Même les entraà®nements sont bouleversés. Thomas Savre, le chouchou de Bourillot, explique pour la Gazette comment il s'adapte, sans aucune pression.

Difficile de jouer au rugby sur un terrain détrempé. Même les entraà®nements sont bouleversés. Thomas Savre, le chouchou de Bourillot, explique pour la Gazette comment il s'adapte, sans aucune  pression.

La Gazette : Avec le sale temps de ces dernières semaines, comment se déroulent les entraînements ?
Thomas Savre : Nous avons la chance de pouvoir profiter de la structure des Poussots, gentiment prêtée par le DFCO. Ceci nous permet de pouvoir continuer à s’entraîner malgré les conditions climatiques en ce moment.
La pelouse des Poussots résiste aux charges des rugbymen ?
Oui, c’est de la pelouse synthétique, donc ça résiste forcément plus que le vrai gazon. Maintenant, ils font des super matières avec des billes en caoutchouc amortissant bien les chocs.
Pour le DFCO ,à force de s’entraîner sur le synthétique, les articulations en ont pris un coup. Comment cela se passe pour les rugbymen ?
Comme nous sommes plus lourds, on ressent beaucoup plus les chocs. On a mal au dos et aux articulations. Mais on ne va pas se plaindre car c’est quand même un super outil de travail. C’est plus plaisant également d’aller courir avec le ballon aux Poussots que de faire du physique dans les allées du Parc ou de courir dans la boue à Bourillot.
Au niveau des placages notamment, ça ne doit pas être plaisant…
Cela amortit bien. Le seul truc est qu’il vaut mieux mettre un jogging pour éviter de trop se brûler les genoux. Mais dans l’ensemble, c’est assez proche de la réalité.
Mais les matchs, eux, se font sur la pelouse…
Le gros problème que nous avons eu ce week-end, c’est le changement de surface. On passe d’une surface dure à un terrain gras. Forcément, l’organisme charge un peu.
En plus, ce n’est plus un match de rugby mais quasiment une séance de balnéo ?
Non, on va dire que c’est une autre forme de rugby. Le champ de jeu est plus étroit. La tactique change également. Mais cela fait partie de notre sport, surtout en Bourgogne.
Au niveau du championnat de fédérale 1, comment cela se passe sportivement ?
Ce week-end, nous avons battu les deuxièmes de la poule chez nous. On se rapproche à grands pas du Jean-Prat. Mathématiquement, ce n’est pas encore fait, mais nous sommes sur la bonne voie. Il faut que l’on profite de l’élan apporté par la victoire de ce week-end pour aller chercher cette deuxième place.
Si jamais vous ne disputiez pas le Jean-Prat, vous seriez déçu ?
Oui, bien sûr. Dans un premier temps, cela voudrait dire qu’il faudrait aller batailler pour le maintien.  Mais nous devons faire ce trophée. C’est l’envie de tout un club.
Comment s’alimente en joueurs l’équipe première ?
Beaucoup de clubs peuvent envier le stade dijonnais, car nous n’allons pas chercher les joueurs. On puise dans notre vivier.  Actuellement au club, nous n’avons que deux étrangers. Le stade dijonnais peut être fier de cela ! Nous sommes une petite dizaine à jouer ensemble depuis quinze ans. Cette fierté se ressent sur le terrain, puisque on ne lâche jamais rien. On se connait tellement par cœur que nous savons que chacun se battra pour les autres.
C’est un peu une équipe d’amis ?
Heureusement que nous sommes une équipe de potes, car des fois, quand nous voyons les autres sortir, on se dit « comment allons-nous être mangés ? », et au final, c’est nous qui les mangeons. Je suis persuadé que c’est le fruit de cette cohésion acquise depuis plusieurs années. Le rugby, c’est avant tout un sport de copains, d’amitié et de fraternité. A Dijon, tout est réuni dans cette équipe.



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