Actualité

La roue de fortune

19/02/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 130 | Par Jérémie Demay

Réagir Télécharger le numéro

Réussite. Depuis un an, les Velodi ont débarqué dans nos rues. En plus du succès populaire, les vélos dijonnais montrent une fiabilité et une rentabilité à  toute épreuve.

Réussite. Depuis un an, les Velodi ont débarqué dans nos rues. En plus du succès populaire, les vélos dijonnais montrent une fiabilité et une rentabilité à  toute épreuve.

Plus de 14 000 abonnés au Velodi. Lancé il y a un an, le vélo en libre-service connait un succès qui ne se dément pas. En revanche, contrairement à ce que raconte une légende urbaine tenace, ces vélos ne sont pas la proie régulière de chasseurs en mal de cadres pliés. « Il existe des dégradations, mais comme sur tout mobilier urbain », tempère Jean-Luc Marchal, le monsieur transports doux du Grand   Dijon. Il faut dire que si l’été dernier, de juin à juillet, les Vélodi étaient parfois malmenés, Clear Channel en a tiré de bonnes leçons : renfort du carénage arrière englobant la lumière, même réflexion autour du panier à l’avant, le guidon lui aussi a subi quelques modifications… bref, un vélo plus robuste. La facture des réparations et des modifications a entièrement été prise en charge par le concessionnaire à la grande joie de Jean-Luc Marchal : « c’était prévu dans le contrat. Les Dijonnais n’ont rien à payer. » Au delà des dégradations volontaires ou non, cette année de recul a permis de met -tre en lumière un défaut de conception dans les bornes. « Cet hiver, six d’entre elles sont tombées en panne simultanément à cause du froid », décrit Frédéric Bource, directeur technique à Clear Channel. Pourtant, toutes les précautions avaient été prises puisque ce matériel est originaire de Suède, peu réputée pour ses températures tropicales. « En fait, là-bas, ils ne s’en sont pas rendu compte puisque l’hiver on ne fait pas de vélo à cause du froid… », précise Frédéric bource.
D’autres découvertes ont été faites sur le réseau dijonnais. Ainsi, les femmes (d’une courte majorité) sont plus nombreuses à emprunter les Velodi. La station la plus utilisée est celle de la place Wilson. Les utilisateurs principalement n’utilisent pas leur vélo pour se déplacer, mais pour effectuer une boucle. Les heures de pointe sont de 16 à 18 heures. Enfin, les 19 – 28 ans sont les plus fidèles utilisateurs. Bref, le portrait robot d’un utilisateur Velodi est une jeune femme prenant son vélo à la place Wilson vers 17 heures. Autre découverte, mais plus prévisible celle-ci : la crémaillère remplaçant la chaîne est très fiable. De plus, même si elle se bloque, un simple coup de tournevis et c’est reparti.
Bref, le Velodi était déjà cité en exemple pour son financement (Clear Channel verse une concession annuelle de 1,8 millions d’euros par an et pendant 25 ans), il peut illustrer maintenant sa fiabilité. D’ailleurs, trente nouvelles stations, implantées  par tranches de quinze, sont actuellement en cours de négociation entre Clear Channel et le Grand Dijon.



Revenir en haut de page

Les commentaires pour cet article sont fermés.

Votre nom :
Votre email :
L'email de votre ami :
Votre message (facultatif) :
La fin des haricots ?
En savoir plus [+]
Télécharger le numéro 296 de La Gazette de Côte d'Or au format PDF Archives
Revenir en haut de page