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Alain Fornerol : « Recycler 150 tonnes par an »

26/03/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 135 | Par redaction

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Paperasse. La problématique de l'utilisation et du traitement du papier est prise à  bras le corps par la Banque Postale qui a mis en place un système de tri efficace.

Paperasse. La problématique de l'utilisation et du traitement du papier est prise à  bras le corps par la  Banque Postale qui a mis en place un système de tri efficace.

La Gazette : Toute entreprise génère beaucoup de déchets. Quelle politique applique La Banque Postale pour gérer ce problème ?
Alain Fornerol, responsable du service général et du développement durable au Centre Financier de La Banque Postale :  C’est une politique globale déclinée dans chaque métiers du groupe. Nous voulons que le développement soit responsable. Les grandes orientations de ce plan au niveau de La Banque Postale impliquent les utilisateurs par un investissement personnel. Nous valorisons nos déchets. Ainsi, le développement durable n’est pas un simple mot, il se traduit par des actions concrètes.
Justement, concrètement, comment cela se traduit-il ?
Nous avons un tri sélectif. Par exemple, pour le papier nous avons quatre tris différents. Papier blanc et donc valorisé, papier couleur comme ceux des magazines, les enveloppes qui avec la colle nécessitent un recyclage différent, et enfin tout ce qui est carton. Ce tri s’opère bien sûr au niveau local, c'est-à-dire dans chaque bureau. Dans chaque couloir et à chaque étage, le personnel vient déverser ses déchets recyclables dans les bacs adéquats.
Mais au Centre Financier, vous utilisez également des dossiers très confidentiels. Quel sort leur est réservé ?
Ces déchets-là prennent une autre direction. Tout ce qui est chéquiers passe par une broyeuse. Ensuite, ils sont directement envoyés dans une benne pouvant contenir jusqu’à six tonnes de déchets également valorisés. Nous faisons deux rotations mensuelles.
Avez-vous pu quantifier le nombre de déchets recyclés ?
Uniquement sur le papier, nous avons recyclé 150 tonnes par an !
Ce système semble contraignant. Comment avez-vous expliqué à vos collègues l’intérêt de la démarche ?
Effectivement, cela n’est pas facile. Dans ce sens, et avec l’appui de notre direction, nous avons eu l’idée de concevoir un réseau de référents. Dans chaque service, nous avons fait un appel au volontariat. La mission de ces référents est de relayer sur le terrain notre politique de gestion des déchets. Il faut savoir que sur le site du Centre Financier, il y a plus de 650 salariés. Ces infos remontent àces spécialistes capables d’expliquer quelle attitude adopter. Nous avons réalisé ensuite un dépliant intitulé « adoptons la tri attitude ».
Ce système a-t-il évolué dans le temps ?
Oui, c’est forcément évolutif car nous avons des documents confidentiels. Par exemple, pour, on ne peut pas traiter les documents émis par les Ressources Humaines comme ceux d’autres services. C’est la même chose pour le traitement du chèque.
Une fois que la collecte est effectuée à La Banque Postale, où partent ces déchets ?
Pour tous les papiers, nous avons un contrat avec une entreprise. C’est grâce à elle que ces déchets sont valorisés. A chaque tonne de papier apportée chez eux, nous sommes rémunérés.
Combien coûte cette opération à La Banque Postale ?
En 2008, 20 000 euros par an, mais cela nous rapporte 13 000 euros par an. Au final, La Banque Postale débourse 7 000 euros, ce qui est tout à fait supportable pour une organisation comme la nôtre.
Utilisez-vous toujours autant de papier ?
Non, car nous essayons d’être plus vigilants sur les dépenses. Nous avons aussi des applications informatiques moins gourmandes en papier .



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