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Un emprunt, moins d’empreinte

26/03/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 135 | Par D.R.

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Solaire. 258m2, c'est la superficie de l'installation de panneaux photovoltaà¯ques mise en place depuis décembre 2008 sur l'exploitation agricole des frères Terrand, éleveurs en Côte d'Or.

Solaire. 258m2, c'est la superficie de l'installation de panneaux photovoltaà¯ques mise en place depuis décembre 2008 sur l'exploitation agricole des frères Terrand, éleveurs en Côte d'Or.

Cussy-la-colonne, petite commune à l’ouest de Beaune, abritant en son cœur 41 âmes et… 350 charolaises. Lorsqu’on arrive du haut du petit chemin de terre menant à l’exploitation, on ne voit qu’eux. Lumineux et volumineux, ces panneaux solaires attirent immédiatement l’oeil. Ils ont été placés sur la toiture de l’un des hangars.
Au milieu des bêtes, on y retrouve Jean-Jacques Terrand, souriant et sérieux, qui revient sur les raisons qui l’ont poussé à choisir cette voix. « J’ai toujours essayé de limiter le plus possible mon empreinte écologique. En novembre 2007, quand l’un de mes hangars a brûlé, je me suis dit que c’était l’occasion d’installer cette infrastructure. »
L’intérêt écologique n’est pas le seul en jeu. Sans autorisations préalables, le projet a coûté 200 000 €, financé pour 40 % par le Conseil régional de Bourgogne. « Les 60 % restants, j’ai dû aller les démarcher auprès de plusieurs banques. Cela n’a pas été facile de les obtenir. Gérer à la fois une ferme et une production d’énergie photovoltaïque leur posait problème sur le plan juridique », s’étonne Jean-Jacques Terrand. Car l’exploitation est désormais productrice d’électricité. Elle vend l’intégralité de sa production, soit 35 000 kW par an, à EDF pour 60 centimes d’euros par kWc (prix indexé sur l’inflation) qui rapporte environ 20 000 € par an. En contrepartie, la ferme Terrand achète son électricité à EDF 10 centimes d’euros par kW via un autre réseau électrique. Engagé sur vingt ans, l’éleveur espère ainsi à terme un complément de revenu non négligeable dans ce contexte de crise agricole. « L’investissement sera rentabilisé dans dix ans. Sur les dix années qui suivront, nous pensons gagner en moyenne 10 000 € par an en revendant la totalité de l’électricité. »  Le principe du photovoltaïque est simple. Les panneaux sont construits à partir de cellules qui recueillent les ondes solaires puis les transforment en électricité. On obtient ainsi un courant continu converti par des onduleurs en courant alternatif compatible au réseau EDF. Non stockée, l’électricité est directement injectée dans le réseau. Suite de la visite dans le petit local technique séparé de la zone de vie des animaux. « Ici, nous avons installé les onduleurs, le boîtier central de télésurveillance qui contrôle en direct et à distance les performances du générateur et l’armoire électrique dans laquelle on trouve par exemple le disjoncteur », commente méticuleusement Mathieu Martin, ingénieur commercial à Photon technologies, filiale d’EDF ENR. « Je vérifie parfois mais je ne m’occupe de rien », confie l’air soulagé Jean-Jacques Terrand.
Des risques pour les bêtes ? Il se tourne vers une partie de son troupeau, souriant. « En fait, elles causent plus de soucis aux panneaux que l’inverse. Avec tout l’ammoniaque qu’elles dégagent, elles peuvent les détériorer. On a dû renforcer le toit par des planches de bois pour garantir une certaine étanchéité ».  Un vrai petit paradis bourguignon vert et… solaire .



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