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Les plaques en roue libre

29/04/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 140 | Par D.R.

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Pagaille. Entre dysfonctionnements et incertitudes, le nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV) démarre sur les chapeaux de roues.

Les plaques en roue libre

lus de deux semaines depuis son installation, et pourtant le nouveau système d’immatriculation des véhicules (SIV) peine toujours à démarrer. Bugs informatiques, problèmes de connexions, difficultés d’organisation et de stockage, les concessionnaires et les garagistes sont loin d’être satisfaits de ce nouvel outil de travail.
En ligne de mire, le type de connexion informatique choisi. On peut opter pour la connexion web qui donne un accès direct au SIV. Dans ce cas, la concession où le garage gère à 100 % les dossiers. « Il y a eu quelques bugs au début, mais dès le 20 avril, tout était opérationnel », assure Bernard Guyot, PDG de Renault à Beaune et président départemental du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA). Autre possibilité, surtout utilisée par les grands distributeurs, on confie cette gestion à une société sous-traitante privée. Problème, le logiciel en question, fourni par Auto immat ne fonctionne toujours pas. Résultat, tout se complique. « Normalement, il ne nous resterait qu’à rentrer quelques informations et à appuyer sur un bouton. Là, nous sommes obligés de remplir des documents à la main ce qui implique une surcharge de travail réelle », déplore Didier Pigelet, directeur des concessions Peugeot de Saint-Apollinaire, Chenôve et Nuits-Saint-Georges.
Face à ce deuxième cas, la position de la préfecture est claire. « Ces problèmes techniques ne nous concernent pas à l’échelon local. Néanmoins, nous avons accepté de prendre en charge l’enregistrement des certificats provisoires d’immatriculation (CPI) le temps que tout se règle », affirme Hélène Girardot, directrice de la réglementation et des libertés publiques à la préfecture. Bien. Petite interrogation tout de même, pourquoi avoir confié une mission de service public d’une telle envergure à une société privée incapable de la remplir correctement (pour le moment) ? Pas de réponse.
Derrière l’agacement, l’inquiétude. « Ce nouveau système génère beaucoup d’incertitudes », explique Orlando Fernandes, l’un des directeurs de la concession Montchapet automobiles Ford. « Il s’agit bien ici d’une délégation de pouvoir car nous remplissons désormais le travail de la préfecture. Cela se répercutera forcément sur les prix », conclut-il.
S’ajoute à cela la gestion d’autres soucis plus pratiques. « Ce système instaure un service de proximité où les clients auront beaucoup moins de démarches à faire. En face, il génère un travail supplémentaire pour nous ainsi que le risque d’impayés », analyse Bernard Guyot. Muriel Pastouret, PDG de la concession Descollonges à Talant, s’inquiète de la possibilité de choisir son numéro de département. « Sur le principe, c’est bien, mais soyons réalistes, il est impossible d’avoir les plaques avec tous les numéros en stock. »
Pour l’heure, l’impact réel du SIV est encore difficile à estimer. « Il faut le temps de s’adapter. Notre manière de travailler change totalement. C’est une petite révolution. On attend de voir… », déclare Muriel Pastouret. Si chez certains le système s’emballe, pour d’autres il tourne au point      mort .



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