« Notre mission : le logement locatif à loyer modéré »
25/06/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 148 | Par redaction

Comment est désigné le Président de l’Office Public de l’Habitat de la Côte-d’Or ?
Joël Abbey : La loi de février 2007 a modifié les statuts de l’organisme et notamment la composition du Conseil d’Administration. Il compte désormais 23 membres. 14 sont désignés par le Conseil Général de la Côte-d’Or, notre collectivité de tutelle, dont sept sont, tout comme moi, Conseiller Général. Les neuf autres membres sont des représentants d’organismes oeuvrant dans le domaine de l’habitat ou de la famille, ainsi que des représentants syndicaux. Le Président, élu par le Conseil d’Administration, est obligatoirement un Conseiller Général.
En terme d’organisation qu’a également modifié la loi ?
Désormais, nous sommes un établissement public à caractère industriel et commercial. Aussi, le positionnement des agents va évoluer. Avant, ils étaient issus de la Fonction Publique Territoriale. Désormais, les derniers entrés sont et seront des salariés de droit privé. Pour autant, les agents publics qui voudront conserver leur statut le pourront. Aujourd’hui, Orvitis compte 215 collaborateurs. Et pour chapeauter l’ensemble de cette belle maison, le Conseil d’Administration a renouvelé toute sa confiance à Christophe Bérion, directeur général.
Vous dites Orvitis, pourquoi avoir changé de nom et de logo ?
La loi a unifié le statut de tous les bailleurs en Office Public de l’Habitat. Ce qui nous distingue, c’est la collectivité de tutelle. C’est donc pour éviter la confusion avec d’autres organismes locaux, mais aussi pour marquer cette évolution qu’Oph21 est devenu Orvitis – l’habitat en Côte-d’Or. Ce nom n’est pas le fruit du hasard. Il a été travaillé par une dizaine d’agents de l’Office avec le soutien de l’agence AMT-transversales. Le suffixe Or renvoie à la Côte-d’Or, Vit exprime l’action de vivre dans les logements et IS sont les initiales d’immeuble social. A noter qu’il est également souligné par l’habitat en Côte-d’Or, qui évoque non seulement notre mission première, mais aussi notre territoire.
Quelles sont les grandes missions d’Orvitis ?
Notre mission première est le logement locatif à loyer modéré sur l’ensemble du territoire de la Côte-d’Or, dans les grandes villes comme dans les plus petites communes. Pour illustrer : nous venons de livrer deux pavillons à Origny, commune de 37 habitants dans le canton d’Aignay-le-Duc, et dans le même temps c’est 60 appartements que nous avons réalisés à Chevigny-Saint-Sauveur. Mais nous pouvons aller plus loin. Travailler en partenariat avec les communes pour des programmes plus complets, comme des aménagements de zones concertées, des quartiers résidentiels, des zones pavillonnaires, des lotissements… De part notre expérience de constructeur, nous sommes à même de réaliser pour le compte d’un organisme des structures d’hébergement.
Cette présence sur le territoire nécessite une organisation ?
Le maître mot : la proximité du patrimoine et de nos clients. Près de 150 agents agissent au quotidien sur la Côte-d’Or. Nous avons sept agences ou espaces d’accueil de nos clients au cœur de notre patrimoine. En ce qui concerne notre agence commerciale de Dijon, pour une meilleure visibilité dans la ville, nous avons décidé d’une nouvelle implantation dans un secteur plus fréquenté. Ainsi, fin juin, elle déménage de la rue Marceau à la place des Cordeliers.
Donc, proche et prêt pour répondre à la demande de logements ?
En terme de construction de logements, l’Office est sur un rythme annuel de 200 à 250 logements conformément à notre plan stratégique du patrimoine et dans le respect des plans locaux. Les 2/3 sont situés sur le Grand Dijon. Nous avons la volonté d’être présent dans les quartiers urbanisés puisque la demande en logement locatif est très forte.
Quelles sont vos marges de manœuvre pour développer l’offre ?
Déjà, nous nous adaptons à chacun de nos interlocuteurs quelle que soit la taille de la commune. Ensuite, à travers la politique logement du Conseil général qui a marqué sa volonté d’augmenter les aides à la pierre pour favoriser l'investissement immobilier social. Ainsi, il assure la garantie d’emprunt de tous les investissements à la place des communes. Et pour les communes de la grande couronne dijonnaise, il participe à la surcharge foncière.
Le locatif certes, mais pour l’accession à la propriété, quelles sont vos initiatives ?
En premier lieu, il y a la possibilité pour tous les locataires dans leur logement depuis au moins cinq ans, d’acquérir celui-ci, sous certaines conditions et en fonction de la commune.
Et depuis l’an dernier, à travers le « Pass-foncier », dispositif qui permet à des jeunes couples aux revenus moyens et qui sont primo-accédants de devenir propriétaire. Ils perçoivent une aide de l’Etat et de la Commune (avec la participation du Conseil général). Les premiers « Pass foncier » ont été signé en Côte d’Or à Pontailler-sur-Saône dans le cadre du lotissement communal .
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