Patriat veut redoubler
25/06/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 148 | Par Alexis Billebault

Il ne manquait que la mise en forme écrite d’une décision qui ne surprend pas grand-monde. La semaine dernière, au milieu d’un emploi du temps surchargé, François Patriat a trouvé le temps de rédiger un communiqué pour confirmer qu’il sera candidat à un second mandat à la tête de la région Bourgogne. Presque un secret de polichinelle. « « Depuis 2004, avec une équipe composée de toutes les forces de progrès, nous avons conduit une politique dynamique, entreprenante, innovante et solidaire dans l’intérêt de l’ensemble des Bourguignons », y expliquait le sénateur. « Je mesure à chacun de mes déplacements à travers les territoires combien le rôle et la place de la région sont devenus essentiels dans les projets des collectivités, des associations et des entreprises. Au cours de mes rencontres avec nos concitoyens, j’ai entendu combien l’investissement régional a pris une place importante dans la vie quotidienne de chacun. »
L’ancien ministre de l’agriculture de Lionel Jospin a donc décidé de s’engager dans une nouvelle campagne. La dernière qu’il a menée, celle des sénatoriales en 2008, lui a permis de s’installer au palais du Luxembourg. Et à 66 ans, François Patriat se sent encore d’attaque pour gérer les affaires d’une région qui n’est pas épargnée par la crise. « Notre Bourgogne doit continuer de relever les défis d’un développement, économiquement efficace, écologiquement soutenable et socialement équitable. Face à la crise, nous avons accentué notre action pour mettre au cœur de nos réponses l’amélioration du pouvoir d’achat de ceux qui souffrent et la pérennisation des emplois. Nous allons la poursuivre. L’attractivité et le rayonnement de la Bourgogne doivent continuer d’être l’objectif d’une politique innovante, principal ressort de notre développement. »
Reste à savoir qui François Patriat trouvera en face de lui. Sur la question, la droite régionale fait preuve pour l’instant d’une discrétion de hyène. François Sauvadet, bien qu’il s’en défende, ne serait pas insensible à l’idée d’aller s’encanailler dans une campagne qui promet d’être animée, et pourquoi pas à la tête d’une liste Nouveau Centre, pour y déloger son (presque) voisin de palier. Alain Suguenot, le boss de l’UMP 21 y songerait également. Et le nom d’Arnaud Danjean revient régulièrement dans les conversations. Et à la fin, c’est toujours Sarko qui tranche .
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