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LE GUIDE DE L’éTé : Les festoches de l’été

16/07/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 151 | Par Jérémie Demay

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Concert. Rien de tel qu'un concert pour découvrir, s'évader, et se remuer. La rédaction vous propose une liste, non exhaustive de festivals dans le secteur. Chaque site a sa spécificité, son histoire, et son ambiance. Un conseil : n'ayez pas peur de la découverte !

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Chien à plumes

Deuxième semaine d’août, du côté de Langres, les festivaliers exigeants vont être servis. Le chien à plumes leur a préparé un festival de toute beauté. Dès le premier soir, le ton est donné avec, entre autres, Buena vista social club ou Asian dub fondation qui devraient suffire à convaincre les plus récalcitrants. Pas séduit ? D’accord, les autres spectacles, le Chapelier fou ou Raj ne sont pas forcément des grosses têtes d’affiche, mais sur scène la magie opère. Le second soir, Babylon circus, Wampas, ou Anaïs vont faire bouger les popotins. Enfin, le dernier soir, pour ceux qui n’auraient pas de courbatures, la programmation éclectique satisfera le plus grand nombre. Jamait, sa guitare et ses paroles enchanteront. Tandis qu' Hight tone invitera les festivaliers à un voyage qu’ils ne seront pas prêts d' oublier ! Bref, la programmation du Chien à plumes cette année sera du pur plaisir. Un festival à ne vraiment pas manquer .

13 ème festival Le chien à plume – 7,8 et 9 août au lac de Villegusien – www.chienaplumes.fr

Chalon dans la rue

23 ans que ça dure. Du 22 au 26 juillet, les rues chalonnaises se transforment en théâtre géant. Art de rue, art dans la rue, le mélange est subtil. Près d’un millier de représentations gratuites ou peu chères à destination d’un public très large. Du théâtre pour enfants aux satires sur la société, tous les genres se donnent rendez-vous pour crier haut et fort que la culture n’est pas un luxe. Au coin d’une rue, un mime. Un peu plus loin, de l’impro… bref, la culture dans un cadre étonnant donnant tout le relief aux textes et aux mises en scène.  Mais au-delà du théâtre, Chalon dans la rue, c’est aussi des concerts et des découvertes. La culture sans fioritures permet au public d’être acteur de la réussite de ce festival atypique dans le paysage bourguignon.

Chalon dans la rue – Du 22 au 26 juillet à Chalon www.chalondanslarue.com

Les Fêtes de la vigne

Pour son soixantième anniversaire, les Fêtes de la vigne ne font pas les choses à moitié. Dès le 24 août, la soirée de présentation des groupes au palais des Expos a un objectif : « créer un lien et une ambiance » selon Dominique Galland, président des festivités. Le 25 août, les groupes feront un défilé de la place Darcy à la place de la Lib’. Le lendemain, direction le cabaret à l’italienne avec un groupe outre alpin. Le 27, idem, mais cette fois l’ambiance sera bulgare. Le 28, le programme est très fourni. Bal folk avec deux groupes, «ce genre de soirée permet de mélanger les générations. » Dans le même temps, au Zénith, commencera le concours des groupes. Des formations originaires, entre autres, de Malaisie, de Turquie, d’Italie, ou d’Argentine. Le 29 au matin, les jeunes feront l’animation avec le festival des enfants. « C’est la graine du folklore local », précise Dominique Galland. Le soir, rendez-vous au Zénith avec la suite du concours. Cette fois, les groupes viendront de Côte-d’Ivoire, d’Israël, du Pérou. En invité d’honneur et hors concours, le groupe originaire de Malaisie qui a participé à la cérémonie des JO de Pékin ! Le dimanche 30, le festival investit le centre-ville avec des concerts place François Rude, ou cour de Bar. Ensuite, retour au Zénith pour la remise des prix, suivie d’un concert des Shoes polishers (cireur de pompes) qui ont notamment joué avec Tryan. Enfin, toujours à la même date, les Fêtes de la vigne proposent pour 23 euros un menu bourguignon préparé dans dix-sept établissements différents. A noter que pendant toute la durée du festival, une exposition au cellier de Clairvaux retracera l’historique de cette fête créée à la sortie de la seconde guerre mondiale.

Fêtes de la Vigne – Du 24 au 30 août à Dijon – www.fetesdelavigne.fr

Festival aux zarbs

Dans le parc de l’arbre sec, durant tout le week-end du 17 juillet, la musique de qualité est l’invitée d’honneur. Chaque soir, la programmation donne presque le tournis. Dès le premier soir, ça commence fort. La belle bertoune avec ses rythmes et ses paroles simples, prenants, naïfs mais pourtant terriblement efficaces ouvre le bal. Suivent le groupe de rock Archimède, Maxime le Forestier, Superbus, et les Ogres de Barbak. Tout ça le même  soir ! Le lendemain, rebelote avec des groupes plus énervés comme Tumai, PPFC, Ultra Vomit. La soirée se terminera par un ovni : Caravane Palace. Le mélange est osé : hip-hop et jazz manouche.  Efficace ? pire que cela, c’est irrésistible. La dernière soirée fera atterrir en douceur avec, entre autres, Manu Larrouy, les Fatals Picards, et le légendaire Roger Hodgson, ancien membre de Supertramp. Rien que ça ! Seul hic : le prix. Il y a quelques années, ce festival réunissait qualité et tarif attractif. Mais maintenant cette époque est révolue : 57 euros le pass de trois jours.

Festival aux zarbs – 17,18 et 19 juillet à Auxerre parc de l’arbre sec – www.auxzarbs.com

Nuits péplum d’Alésia

24, 25, et 26 juillet, le festival les Nuits péplum propose un programme surprenant par sa qualité et ses découvertes. Le premier est très énergique avec The Dodoz. Ce groupe toulousain écume depuis peu le festival, mais avec son rock époustouflant, le public est rapidement conquis. A surtout ne pas manquer. Un autre groupe est absolument incontournable : Ina Inch. Si vous aimez Philippe Katerine, vous tomberez sous leur charme. Pas assez sué dans les poggos ? Pas de problème, Shaka Ponk est fait pour vous. Ce groupe envoie sur scène et sur les écrans puisque des cinématiques font partie intégrante du spectacle. Enfin, et toujours pour le premier soir, Bubble Beatz avec son électro presque trans vous emmènera dans des coins que seul l’imaginaire connaît. Bonne ballade en perspective.
Le deuxième soir est plus calme. Une invitation à l’Afrique tout au long de la soirée. Entre les vocalises de Soweto Entcha, So Kalmery, et Johnny Clegg, l’évasion agit dès les premières notes.
Le dernier soir est plus axé sur la chanson française. Aldebert avec son troisième album s’adresse a priori aux enfants. Pourtant, en entendant ses mélodies et ses paroles, les adultes se sentiront l’âme de grands enfants. Toujours en douceur, Dorothée Daniel va envoûter le public. Voix fragile, musique qui reste dans la tête sans même le vouloir. Difficile de ne pas être accro à la chanteuse dijonnaise. Luciole arrive sur scène. La lumière générée par ses partitions prend les oreilles. Aucune envie que ces morceaux s’arrêtent. Un slam mélodique qui hésite entre le blues et le folk. Subtil mélange réussi. Pour achever cette soirée de rêve, Maxime le Forestier… est-il encore nécessaire de le présenter…

Les nuits Peplum d’Alésia – 24, 25 et 26 juillet à Alise Sainte Reine – www.lesnuitspeplumdalesia.com

 



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