Rebs et les cagoules
22/10/2009 | La Gazette de Côte d'Or n° 175 | Par Alexis Billebault

UNE FOIS DE PLUS, François Rebsamen niera avoir assisté à cette réunion du 22 janvier 2000 au siège parisien du Grand Orient rue Cadet, la loge à laquelle le sénateur-maire de Dijon appartientrait. À l’époque, celui qui était en charge des fédérations au secrétariat du Parti socialiste aurait participé à cette petite sauterie, selon François Koch, auteur d’un livre Le vrai pouvoir des francs-maçons (Ed. Express-Roularta). Ce jour-là, Simon Giovannaï, alors grand maître de la loge, avait organisé un rendez-vous avec quatre représentants de la direction militaire des encagoulés du FLNC, dont deux présumés poseurs de bombes. François Rebsamen y aurait assisté, selon les témoignages de plusieurs personnes présentes à cette sauterie. Le premier magistrat de Dijon a toujours nié sa présence, et il le fera sans doute une fois de plus.
Cette réunion avait finalement foiré en long, en large, et en travers. Toujours selon l’auteur, les quatre Corses étaient suivis par les flics et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Jean-Pierre Chevènement, hostile à la rencontre, se serait arrangé pour faire fuiter l’info. Giovannaï, dans l’histoire, avait perdu son poste au Grand Orient. Et en Corse, les bombes ont continué d’exploser…
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