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Les journalistes ne sont pas des cibles

13/01/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 185 | Par Jérémie Demay

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Inadmissible. Jeudi dernier, alors que le photoreporter du Bien public Philippe Maupetit faisait son travail à  Chenove, un imbécile lui est tombé dessus et l'a frappé. Une violence devenue ordinaire, dont les journalistes sont trop souvent victimes.

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Faire son travail de journaliste devient dangereux au quotidien. Nul besoin de couvrir une guerre pour se mettre en danger. Philippe Maupetit, photoreporter au Bien public en a, une nouvelle fois, fait les frais. En souhaitant illustrer un sujet sur la rénovation urbaine de Chenove, Philippe prend en photo un bâtiment. Quand un grand type débarque, la tête sous une capuche, pour lui prendre son appareil. Ce dernier, étant maintenu par une bandoulière, ne quitte pas le journaliste. L’agresseur donne un violent coup au visage du photographe qui tombe sous le choc, mais ne lâche toujours pas son outil de travail. L’assaillant, n’écoutant que son courage, frappe le journaliste à terre. La triste scène se déroule en plein jour. Voyant que le journaliste ne se laisse pas faire, le type part. Mais le mal est fait. Philippe vient de se faire agresser pour la deuxième fois en trois ans et demi. « C’est un scandale, s’énerve Jean-Louis Pierre, rédacteur en chef du Bien public. C’est insupportable de ne pas pouvoir faire son métier. Il n’y a pas de zone de non-droit à Dijon. »
En 2006, Philippe couvrait la liesse populaire après la demi-finale de la Coupe du monde. Mais la fête avait tourné au cauchemar pour le photographe, puisqu’une dizaine de courageux écervelés lui avaient sauté dessus pour, là encore, lui dérober son appareil. Résultat, sous les coups, il était tombé dans le coma. Après de longues semaines d’arrêt, Philippe Maupetit avait repris son travail avec la même passion. Cette nouvelle agression « est un sale coup pour lui et pour tous les journalistes faisant posément leur travail. Mais ce n’est pas dans le tempérament de Philippe de baisser les bras » explique Jean-Louis Pierre. Victor Hugo écrivait : « vous avez la force, il nous reste le droit ». Toutefois, comme pour l’agression de 2006, la police n’a pas encore retrouvé ce ridicule taré .



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