Focus

Simon Astier, homme-orchestre de la télé

13/01/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 185 | Par Xavier Gauthier

Réagir Télécharger le numéro

Hyperactif. Connu pour son rôle dans la série de son frère, Kaamelott, ce Dijonnais bouillonne d'idées qu'ils portent notamment à  l'écran, avec la série Hero Corp.

la-gazette-de-cote-dor

COMÉDIEN, réalisateur, auteur, Simon Astier enfile les casquettes avec un égal bonheur. Un boulimique du travail, car comme le dit l’adage populaire « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ».
« Quand t’arrives à Paris, t’es au milieu de plein de promesses bien ou mal intentionnées. Et souvent, tu attends que le téléphone sonne. Pour moi, écrire et réaliser, c’est un moyen de me protéger. Et quand tu écris tes rôles, tu écris ce que tu as envie de jouer. Ça donne une cohérence à l’ensemble du projet. » Et de l’envie de faire des choses, Simon en a à revendre. C’est même le leitmotiv de son métier et de sa vie, tant les deux se confondent. « Mon travail c’est à la fois un métier pour le côté discipline et sacrifice que ça demande. Et une passion pour y consacrer autant de temps et d’énergie. »
Une envie qui vient de loin, du temps où ado au lycée Carnot de Dijon, bègue, il s’entendait rabrouer par les profs pour qui comédien n’était pas un vrai métier. Pourtant, il avait sous les yeux au quotidien des exemples démontrant tout le contraire. Des parents, tous deux comédiens qui vont lui donner le goût des auteurs, classiques et modernes. Et un grand frère qui va lui ouvrir la voie de la télévision : Alexandre Astier, créateur de la désormais cultissime série Kaamelott lui offre le rôle de Yvain, le beau-frère un peu simplet du roi Arthur, où il est le fils de son vrai père, Lionnel Astier dans le rôle de Léodogan et sa mère, la vraie dans la vie vraie, Josée Drevon, joue quant à elle la mère du roi Arthur. Bref, la famille mais aussi les copains. Ceux de la troupe des débuts créée à Lyon. Là où il a tout appris :
« C’est un avantage pour moi, car j’ai appris à jouer avec peu de moyens. »
Petit budget mais beaucoup d’idées. À l’image de la série Hero Corp diffusée sur Comédie!, où il a créé tout un univers qui lui ressemble, mélangeant comédie, aventure et fantastique. « On avait l’envie de faire un truc nouveau. La première saison était un vrai labo. Sur la deuxième saison, on montre qu’on peut être crédible sur une histoire, sans avoir besoin de millions d’euros. » Deux Braquo égalent trois saisons d’Hero Corp ! Du coup, chacun se prive et s’investit à 200%. Du technicien au producteur. « On est heureux de pouvoir encore faire cela à la télé. Autour du projet s’est créé un esprit de bande. » Une bande soudée par une même vision de la télévision : « Notre génération ne se reconnaît pas trop dans la télé actuelle. On n’est pas show-biz. Moi, ça ne m’intéresse pas de voir ma tête à la une de Télé 7 jours. Ce qu’on veut, c’est pouvoir raconter des histoires. Pour durer dans ce métier, il faut avoir un vrai amour, travailler tout le temps et ne pas viser l’éphémère. Ce métier est une source de réflexion sans fin. On ne fait que comprendre de nouvelles choses. Ce n’est jamais fini. »
Alors en attendant une possible troisième saison d’Hero Corp, Simon creuse le filon. Déjà sortie d’un DVD en novembre dernier. Et à venir une BD sur la série, ainsi qu’une websérie sous forme de blog, d’ici à l’été. Et tout un tas d’autres projets comme remonter sur les planches et notamment dans sa ville de Dijon où il vient se ressourcer. « À Dijon, j’ai ma mère et pas mal de potes. Et puis, j’aimerais bien y revenir car au fond de moi, je suis resté un provincial. Et avec Alban Lenoir (également dijonnais ndlr.) on se verrait bien monter un spectacle là-bas » .

La deuxième saison d’Hero Corp est diffusée tous les vendredis à 20 h 40 sur Comédie. Et multidiffusée toute la semaine. En attendant une redif sur France 4.



Revenir en haut de page

Les commentaires pour cet article sont fermés.

Votre nom :
Votre email :
L'email de votre ami :
Votre message (facultatif) :
De retour à Alésia
En savoir plus [+]
Télécharger le numéro 282 de La Gazette de Côte d'Or au format PDF Archives
Revenir en haut de page