Histoire

Horreur sur le Viaduc

28/01/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 187 | Par Roald Billebault

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Drame. Le 23 juillet 1962 se produisait, près de Dijon, l'un des accidents de train les plus meurtriers du siècle dernier.

Drame. Le 23 juillet 1962 se produisait, près de Dijon, l'un des accidents de train les plus meurtriers du siècle dernier.

LA CHALEUR est suffocante en ce lundi après-midi de juillet 1962 lorsque le train express 53 en provenance de Paris approche la gare de Dijon-ville. Il doit faire un arrêt de quelques minutes avant de repartir pour Marseille, puis Vintimille en Italie. L’histoire en avait décidé autrement ; l’express 53 ne devait jamais arriver à destination. Il est 15 heures 19 minutes précisément lorsque la locomotive, une 2D2 de 144 tonnes, aborde à près de 140 km/h en voie descendante le viaduc qui enjambe la Combe-de-Fins, proche du petit village de Velars-sur-Ouche. Le second wagon de tête brise alors son attelage et entraîne dans le déraillement, inexorablement, 13 des 19 voitures que compte le convoi. « Le train tangua, j’entendis un craquement puis ce fut la catastrophe », se souvient un rescapé. La voiture numéro 7, une seconde classe bondée de passagers, brise la balustrade du viaduc et s’écrase violemment 50 mètres plus bas dans le ravin. Heureusement, elle n’entraîne aucun autre wagon dans sa chute meurtrière. L’alerte est aussitôt donnée par le chef de train resté lucide. Le plan Orsec est déclenché en moins d’une heure et un hôpital de campagne est organisé sous le viaduc. Personne ne manque à l’appel. La majorité des médecins dijonnais – dans un formidable élan de solidarité – se rendent sur place pour participer au sauvetage. Les pompiers, premiers sur les lieux, sortent difficilement de la voiture maudite ce qu’il reste des passagers. Au milieu du sang, des lambeaux de chair et des amas de tôle, ils sortent miraculeusement un jeune homme indemne, qui sera le seul à avoir cette chance. Au fil des minutes le bilan s’alourdit. 10 morts, 15 morts, 26 morts. Une rumeur circule. Elle court, elle enfle jusqu’au cœur de Dijon : « Le Chanoine Kir était dans le train. Il fait partie des victimes». Rumeur vite démentie. Le Chanoine, effectivement en déplacement à Paris ce jour-là, avait décidé de prendre le train du soir. A Dijon et dans les villages avoisinants, les sirènes des pompiers alertent la population qui ne tarde pas à venir voir ça de plus près, dans une curiosité presque malsaine. Les autorités auront bien du mal à canaliser les badauds qui affluent de toutes parts. En fin d’après-midi, vers 18 heures,  tous les corps sont évacués. Il faudra l’intervention de deux grues de 50 tonnes pour évacuer le cercueil de métal. Le bilan est lourd, très lourd : 39 morts et 47 blessés. Une question occupe alors tous les esprits: Que s’est-il passé ?
A peine le convoi déraillé, les experts de la SNCF se rendent sur place pour déterminer les causes exactes de cette catastrophe ferroviaire, la plus meurtrière depuis 1949. L’ironie du sort veut qu’à 800 mètres de là, 74 ans plus tôt, en 1888,  un train avait déjà déraillé dans des circonstances quasi-identiques. L’accident avait fait 9 morts. Plusieurs thèses sont alors évoquées. La vitesse tout d’abord. Etait-elle excessive ? D’après les témoignages recueillis à l’époque, rien ne permet d’affirmer que le conducteur ait roulé à tombeau ouvert. Et puis des tests de vitesse effectués par le passé dans le secteur même de l’accident avaient permis de rouler à près de 180km/h. On parle aussi d’un glissement de terrain. Théorie écartée après que des prélèvements du sol aient été pratiqués. L’erreur humaine, privilégiée un temps, ne semble pas tenir. Quant à l’hypothèse de l’attentat commandité par l’OAS (Organisation armée secrète), elle semble relever du fantasme.. Rapidement, une explication est donnée. Elle sera d’ailleurs retenue dans le rapport d’enquête définitif de la SNCF. D’après les experts, les rails se seraient déformés sous l’effet de la chaleur. Ce que confirme le conducteur de l’express 53  qui dit à l’époque avoir « vu les voies s’écarter à la sortie de la courbe ». Les détracteurs – à l’époque – affirment qu’il est impossible, même au beau milieu du Sahara, que la voie puisse se déformer ainsi sous l’effet de la chaleur, d’autant plus d’ailleurs que les rails incriminés ne souffraient pas d’une exposition, d’un ensoleillement total. L’enquête, malgré tout, en restera là.



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4 commentaires sur “Horreur sur le Viaduc”

  1. par bouchard

    avoir des info du dece de ma grand mere accident de train 23 07 1962 0617669276

  2. par Didier THIBAULT

    Je devais prendre ce train, en compagnie de mon grand-père. C’était un lundi. J’avais d’ailleurs une place dans la voiture 7 ! Au dernier moment, une contrainte a dû obliger mon grand-père à rentrer 2 jours plus tôt, le samedi.Le seul rescapé était le fils d’un collègue à mon père. Il a hélas perdu son épouse et sa fille dans l’accident. Il fut très fragilisé psychologiquement. La raison de ce déraillement était l’utilisation de « barres longues ». C’était le début de ce concept. Les rails étaient soudés, et la dilatation due à la chaleur les a faits se déformer. Par la suite (on peut l’observer aujourd’hui), les rails sont biseautés, de manière à laisser du jeu.

  3. par Renaud bouchard

    bonsoir
    je témoigne voila ma grand mère et décédé le 23 juillet 1962 dans l’accident de train qui et partie de paris donc ont n’a caché la vérité a mon père a cette époque mon père avais 14ans il était placer dans un foyer il revenait le samedi dimanche chez sa mère a paris lui aussi et née a paris le problème ces que mon père il a était reconnaitre sa maman a la morgue ou ont lui a remis livré de famille et une photo après il a jamais su ou était sa maman il a était pris en charge part la justice ou a l’époque ont lui a versé des dommage et intérêt qui devais avoir a sa majorité mais ont lui a jamais dit ou était sa maman donc ma grand mère étant mineur il a pas pu savoir la vérité juste elle et décédé dans le train le 23 juillet ces tout moi maintenant comme mon papa et décédé je veut savoir ou ma grand mère et et je les jamais connu ayant des enfant je veut que l’on me dise que je puisse faire le deuil en plus je suis myopathe en fauteuil roulant.JE ME BATTRAIS JUSQU’AU BOUT savoir ou sont corps repose j’espère que il aura d’autre personne qui se retrouvera dans cette histoire et qui a vecu la meme chose

    • par VERNEYRE

      Je me rappelle très bien cet accident, j’avais 12 ans à l’époque j’habitais DOLE et cette catastrophe a défrayé la chronique. Pour savoir où le corps de votre grand-mère repose, il faut vous adresser, à mon avis, à la mairie de l’arrondissement de Paris où l’acte de décès est peut-être enregistré. La mairie de Velars sur Ouche peut aussi vous aider. Il faut vous renseigner dans quelle morgue se trouvait votre grand-mère : hôpital de Dijon peut-être ? il y a certainement des traces administratives. Hélas, si personne n’a réclamé le corps ( votre père étant mineur et placé en foyer, il est possible que cette personne soit enterrée en fosse commune, mais vous saurez au moins dans quelle ville et dans quelle nécropole. Enfin, il est peut-être possible de tenter une recherche dans l’intérêt des familles et une assistante sociale pourra vous guider.
      Bonne recherche.

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