Sophie Bejean : «Nous souhaitons une participation importante»
28/01/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 187 | Par Jérémie Demay

LA GAZETTE : Les 2 et 3 février prochains, des élections vont se dérouler à l’université. Qui est concerné par ce scrutin ?
SOPHIE BÉJEAN : C’est le renouvellement du collège des usagers. C’est-à-dire, tous les étudiants de l’université de Bourgogne. Ils sont appelés à voter pour les conseils centraux : le conseil d’administration, le conseil des études et de la vie universitaire (Cévu) et le conseil scientifique. Dans chacun de ces conseils on trouve des représentants des étudiants, dans des proportions d’ailleurs assez différentes.
Comment se déroule le scrutin ?
Il y a un tour avec différentes listes. Il dure deux jours, car nous souhaitons avoir une participation importante. C’est un point qui est toujours difficile d’obtenir la participation des étudiants pour les élections aux conseils centraux, car ils ont l’impression que c’est plus distant de leur vie au quotidien. Ils ont donc plus de mal à se mobiliser pour choisir leurs représentants.
Que faites-vous pour lutter contre l’abstentionnisme ?
En général, il y a une participation faible des étudiants. L’université de Bourgogne est plutôt bien positionnée au plan national en dépassant la moyenne. L’objectif est d’atteindre plus de 20%. Ce qui est peu et beaucoup, cela dépend sous quel angle on regarde. Cette année, nous avons accompagné ces élections d’une campagne de sensibilisation des étudiants. Nous avons édité une plaquette. Son objectif est d’expliquer ce que sont les conseils centraux, comment marchent les élections, combien il y a de représentants étudiants selon les différents conseils.
Qui contrôle ces élections ?
Tout ça est très cadré par la loi, mais aussi par les statuts de l’université de Bourgogne. Il s’agit de la mise en place d’un comité électoral consultatif qui se réunit, à la fois pour définir les dates, pour examiner les listes de candidatures et les professions de foi. À l’issue du dépouillement, il vérifie que tout s’est bien passé.
Qui compose ce comité ?
Ce comité électoral consultatif est présidé de droit – c’est la loi qui le définit – par le vice-président du conseil d’administration. Il est composé par des représentants des conseils. Il est indépendant de moi-même puisque je n’y siège pas, mais c’est le vice-président (Alain Bonnin, enseignant-chercheur) qui le préside.
Plusieurs représentants étudiants estiment qu’il existe une confusion des genres avec Sylvain Comparot qui est l’un de vos conseillers et qui est dans le même temps président d’honneur de Génération campus, organisation se présentant aux élections. Qu’en pensez-vous ?
Écoutez, c’est une position honorifique. Cela ne me regarde pas. C’est une position liée à une organisation étudiante donnée.
L’Unef, comme l’Uni, estiment ne pas avoir du tout les mêmes moyens que Génération campus pour faire la campagne. Partagez-vous ce sentiment ?
Les moyens des organisations sont ceux qu’ils se donnent. Mon rôle en tant que présidente de l’université est de m’assurer que les étudiants soient informés sur le fonctionnement des élections, et le rôle des conseils dans lesquels ils peuvent siéger.
Certains mauvais esprits estiment que Génération campus est un aspirateur à subventions. Pour appuyer leur propos ils mettent en avant les sommes reçues pour concevoir leur site Internet. Est-ce le cas ?
Génération campus a déposé un projet il y a deux ans pour la mise en place d’un portail web. Projet soutenu par le conseil économique et social de Bourgogne. Il a fait l’objet d’une demande de financement au FSDIE (fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes) qui a voté une participation au projet. Ce portail est un site d’information qui, me semble-t-il, peut concerner toutes les initiatives étudiantes, ou toute action politique éducative en général.
Ce site vient-il en concurrence avec celui de l’université ?
On n’y trouve pas les mêmes informations. D’ailleurs, le site de l’université vient d’être renouvelé dans son contenu et son objectif, tout en gardant la même mission. C’est un site institutionnel visant à être complet sur les informations qui doivent être données aux étudiants.
Le FSDIE a donné 20 000 euros pour le site Internet de Génération campus, venant s’ajouter aux autres subventions, de la région entre autres. L’adition n’est-elle pas trop salée ?
Cela a été examiné par une commission sur la base de pièces qui sont demandées à toute organisation sollicitant des subventions.
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